Les relations troublées entre Israë l et la Turquie risquent d’avoir des conséquences directes sur la capacité d’Israë l à obtenir des informations concernant la menace de missiles iraniens. Dans le cadre des efforts américains destinés à convaincre la Turquie de permettre l’installation sur son sol d’un système de défense antimissile, Ankara a réclamé qu’aucune information en provenance de ce système ne soit fournie à des pays extérieurs à l’OTAN. En clair, Israë l ne pourra compter sur ce système.
Les Etats-Unis souhaitent mettre en place ce système de défense dans le cadre d’un champ de protection dont le but principal est de mettre en garde en cas de tir de missiles iraniens. La Turquie s’oppose à l’installation du système sur son territoire et craint que cela ne nuise à ses relations avec l’Iran. En tant que membre de l’OTAN, et face aux critiques dont elle fait l’objet aux Etats-Unis où on affirme qu’elle s’éloigne de l’Occident, la Turquie est néanmoins prête à ce que le système soit mis en place, à condition qu’on ne spécifie pas qu’il sert à défendre contre des missiles iraniens, syriens ou russes.
Par ailleurs, les services de renseignement turcs auraient rompu leurs relations de travail avec le Mossad, suite à la crise entre les deux pays. C’est ce qu’affirmait hier le quotidien turc Sabah. Selon le journal, les deux agences de renseignement, qui entretenaient auparavant des relations étroites, on cessé d’échanger des informations et de mener des opérations conjointes. Le journal indique qu’il s’agit là d’une décision politique prise à Ankara. La véracité de cette information reste à vérifier et de hauts fonctionnaires israéliens ne l’ont ni confirmée ni infirmée./.