Le président français, Nicolas Sarkozy, souhaite réunir un sommet israélo-palestinien à Paris, le 21 octobre. Il veut y inviter le Premier ministre Binyamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas (Abou Mazen) pour tenter de relancer les pourparlers directs entre ces deux dirigeants. Dimanche prochain viendront en Israë l le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et son homologue espagnol, Miguel Moratinos. Ils s’entretiendront avec MM. Netanyahu et Abbas pour promouvoir ce sommet.
Selon des diplomates français et des responsables au bureau du Premier ministre, les deux dirigeants se sont dits prêts à participer au sommet dont la tenue dépendra cependant de la décision vendredi du comité de suivi de la Ligue arabe et de la solution apportée à la crise autour du gel de la construction dans les colonies.
Le président Sarkozy a également invité au sommet le président égyptien, Hosni Moubarak, qui a accepté d’y participer. Le président français essaie aussi d’agir en concertation avec le gouvernement américain et a invité pour cela la secrétaire d’Etat Hillary Clinton à participer elle aussi au sommet.
Selon un haut fonctionnaire israélien impliqué dans les préparatifs du sommet, la réaction américaine à l’invitation a été réticente. « Mme Clinton n’a pas dit non, mais elle n’a pas dit oui non plus  », affirme ce haut fonctionnaire, ajoutant que le président Sarkozy pourrait élargir la liste des participants pour y adjoindre les dirigeants allemand, britannique, italien et espagnol. M. Sarkozy justifie cette réunion par la nécessité de préparer le sommet de l’Union pour la Méditerranée qui se tiendra fin novembre à Barcelone.
Toujours selon ce haut fonctionnaire, le président Sarkozy veut profiter des sommets de Paris et de Barcelone pour positionner la France et lui faire jouer un rôle central dans le processus de paix israélo-palestinien. MM. Sarkozy et Kouchner estiment en effet que la monopolisation du processus diplomatique par le gouvernement Obama ne contribue pas à faire progresser ce processus et lui nuit même parfois, lorsque des erreurs sont commises dans la gestion des pourparlers entre Israë l et les Palestiniens.