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Marche arrière, toute, Michel Barnier sur Europe-1 : il existe un « malentendu sérieux » entre la France et Israë l. Il a continué àtrouve Arafat "légitime"
Article mis en ligne le 20 juillet 2004
dernière modification le 21 juillet 2004

Après les déclarations du Premier ministre israélien Ariel Sharon sur l’antisémitisme en France, le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier a estimé mardi qu’il existe « un malentendu sérieux » entre Paris et Israë l. Il maintient son projet de visite en Israë l àl’automne...

« Nous n’avons pas compris ce propos du Premier ministre israélien parce qu’il ne correspond pas àla vérité et àla réalité dans notre pays », a déclaré le chef de la diplomatie française sur Europe-1.

« Nous avons demandé des explications parce que nous avons droit àune explication », a ajouté Michel Barnier. « Au moment où je vous parle, nous n’avons pas reçu une réponse àcette demande d’explication », a-t-il précisé.

Rejetant la tentation de la polémique, le ministre des Affaires étrangères a fait savoir que ce « malentendu » ne remettait pas fondamentalement en cause sa visite en Israë l prévue àl’automne.

« J’ai prévu, dès l’instant où nous aurons eu toutes les explications et les dialogues nécessaires sur ce malentendu, (...) de faire une vraie visite bilatérale en Israë l en septembre ou octobre », a-t-il assuré.

Le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier avait aussi déclaré mardi que Yasser Arafat demeurait "le chef reconnu et légitime" de l’Autorité palestinienne, malgré "la crise" qui secoue actuellement son gouvernement.

"Il y a une situation très sérieuse, pour beaucoup de raisons, àl’intérieur des territoires palestiniens, il y a une crise", a estimé le chef de la diplomatie française sur Europe-1. Mais, "nous avons besoin d’avoir une Autorité palestinienne forte et organisée" pour parvenir àl’objectif final : "avoir deux Etats côte-à-côte".

"Il faut(..) que l’Autorité palestinienne, son chef Yasser Arafat, prennent les bonnes décisions", a estimé Michel Barnier, car "le règlement de ce conflit très grave exige des interlocuteurs qui se respectent et qui soient capables de prendre des décisions"


Bien sà»r, Michel Barnier a encore ânonné, ce mardi 20 juillet, son sempiternel "Yasser Arafat demeure "le chef reconnu et légitime" de l’Autorité palestinienne". Ca, on connaît les qualités mnésiques du bonhomme, lui permettant de ressortir les discours de ses prédécesseurs, appris par coeur.
 
Mais ce qui est plus intéressant, c’est sa conclusion :
 
"Il faut(..) que l’Autorité palestinienne, son chef Yasser Arafat, prennent les bonnes décisions..."
 
Ah bon ? Parce qu’il ne les prenait pas jusqu’àprésent ? Heureux de voir notre béotien du Quai d’Orsay le découvrir enfin.
 
Il faut bien dire que son analyse sur la vraie nature d’Arafat et de l’Autorité Palestinienne commençait àsentir un peu la naphtaline. Il y a belle lurette que la quasi totalité des nations, même arabes, n’osait plus les soutenir en des termes aussi binaires que la France. Cette approche française, disent les mauvaises langues, serait l’apanage de ceux qui ont choisi d’être les spectateurs de l’Histoire plutôt que d’en être les acteurs. Ceux-làmême, d’ailleurs, qui assistent, impuissants, àla déliquescence de la société dont ils sont responsables, spécialistes en rustines et autres cautères sur jambe de bois.
 
Comme quoi, une bonne fessée, en l’occurrence celle que Roed-Larsen a infligée ànotre chef de la diplomatie par ses récentes déclarations àl’ONU, ça mouche son morveux...  

JP