Israë l fait des efforts de dernière minute pour empêcher la conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’adopter une déclaration qui le condamne et l’appelle à se joindre au traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et à permettre aux inspecteurs de l’agence d’accéder à la centrale nucléaire de Dimona.
Une proposition de résolution en ce sens a été déposée par l’Egypte et les pays arabes au cours de la conférence générale qui se tient ces jours-ci au siège de l’AIEA à Vienne et le vote à ce sujet devrait avoir lieu demain ou après-demain. Les efforts israéliens visent principalement à convaincre les pays non-alignés de ne pas se joindre à la proposition arabe. Israë l est de son côté assuré du soutien des Etats-Unis, de pays de l’Union européenne, d’autres pays occidentaux et de quelques Etats d’Amérique du sud.
Hier, le directeur général de la Commission israélienne de l’énergie atomique, Shaul Horev, qui dirige la délégation israélienne, s’est exprimé devant la conférence et a dit regretter le fait qu’Israë l y soit désigné comme cible. Selon lui, le but de cette proposition des pays arabes est « d’empêcher un débat sérieux sur les violations du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires par des pays du Moyen-Orient  ». Il a réaffirmé la politique israélienne selon laquelle Israë l sera prêt à débattre d’une dénucléarisation de la région uniquement après la mise en place d’un accord de paix globale qui reconnaîtra son droit d’exister./.