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A portée de main / Adi Gold et Itamar Eichner – Yediot Aharonot
Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israë l
Article mis en ligne le 21 septembre 2010

Image rare àl’Assemblée générale des Nations-Unies : Le président d’Israë l, Shimon Pérès, et le président iranien, Mahmud Ahmedinejad, étaient assis hier àmoins de dix mètres l’un de l’autre, séparés uniquement par les délégations irlandaise et irakienne.

Lorsque le président Pérès, le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, et le nouvel ambassadeur àl’ONU, Meiron Reuven, sont entrés dans la salle de l’Assemblée générale, ils ne savaient pas que la délégation iranienne s’y trouvait déjà. Le président iranien a toutefois quitté la salle avec ostentation lorsque le président français a pris la parole et n’est pas revenu pour entendre Shimon Pérès, qui s’exprimait après le président Sarkozy.

Dans un discours riche en messages de paix, M. Pérès a évoqué notamment les dernières déclarations de Mahmud Ahmedinejad : « Il y a quelques jours, le président iranien a appelé àdétruire Israë l et àle rayer de la carte. Nous pensons qu’il y a au Proche-Orient la place pour tous les hommes, toutes les nations et toutes les religions. Israë l continuera àexister et àaspirer àla paix avec tous ses voisins. Il y a assez de place pour tous les pays au Proche-Orient  ».

Le président s’est également adressé àDamas : « Israë l est prêt àdes pourparlers directs et immédiats avec la Syrie. Nous menons des négociations pour réaliser le projet des deux Etats, Israë l et la Palestine. Je suis convaincu que nous y parviendrons  ».

Par ailleurs, la tentative d’organiser une rencontre entre le président Pérès et le président turc, Abdullah Gül, qui participe lui aussi àl’Assemblée générale, s’est terminée par un fiasco, le chef de l’Etat turc ayant fait savoir que son emploi du temps « chargé  » ne lui permettrait pas de rencontrer le président israélien, ce qui ne l’a cependant pas empêché de rencontrer le président iranien.

Les deux chefs d’Etat étaient censés participer tous deux àun débat sur le Proche-Orient. Selon l’entourage du président Pérès, l’ancien président américain, Bill Clinton, s’est adressé au président israélien et lui a demandé s’il accepterait de rencontrer le président Gül. M. Pérès a accepté, mais le président turc a alors posé comme condition qu’Israë l s’excuse pour les événements de la flottille et accepte de verser des dédommagements aux familles des victimes.

« J’avais volontiers accepté de rencontrer M. Gül, mais après que celui-ci ait posé des conditions préalables àla rencontre, nous avons décidé que nous n’étions pas prêts àles accepter  », a déclaré hier le président Pérès lors de sa conférence de presse. Interrogé sur l’état des relations entre les deux pays, M. Pérès a répondu : « Nous n’avons pas changé d’attitude vis-à-vis de la Turquie. C’est un pays ami. Ce sont, semble-t-il, les Turcs qui ont changé leur attitude ànotre égard et cela, c’est leur problème  ».