L’ancien Premier ministre, Ehud Olmert, a révélé hier que le gouvernement américain s’était engagé à accueillir près de 100 000 réfugiés palestiniens, dans le cadre d’un accord permanent entre Israë l et les Palestiniens, et à leur accorder la nationalité américaine. M. Olmert, qui s’exprimait dans le cadre d’une conférence organisée par l’Initiative de Genève, a indiqué que cet engagement du président George Bush aurait dà » être, avec la mise en place d’un dispositif international de dédommagement, la contribution des Américains à la résolution du problème des réfugiés.
« Je pense que si les réfugiés, qui pour la plupart sont déjà la deuxième ou la troisième génération à vivre en dehors des territoires, devaient choisir entre retourner en Israë l ou aller aux Etats-Unis, on peut facilement deviner ce qu’ils choisiraient  », a déclaré M. Olmert.
Ehud Olmert a profité de l’occasion pour envenimer la bataille qu’il livre ces derniers jours dans les médias au ministre de la Défense, Ehud Barak. « On peut aussi évoquer des sujets de sécurité en édulcorant les choses. On peut ne pas écrire qui a pris l’initiative de démarches courageuses et qui a tenté de les déjouer. Chaque mot que j’écris dans mon livre est documenté et vrai. C’est la victoire de la vérité  », a-t-il déclaré. On estime que M. Olmert faisait allusion au raid qu’aurait effectué Israë l en Syrie.
Vendredi ont été publiés des extraits des mémoires à paraître d’Ehud Olmert qui contiennent des attaques virulentes contre Ehud Barak. M. Olmert écrit notamment dans son livre qu’Ehud Barak a été « un mauvais Premier ministre, peut-être le pire de l’histoire d’Israë l  ». Il affirme également qu’à la veille des élections de 2006, Ehud Barak s’est adressé à lui et a demandé à intégrer la liste du parti Kadima. Dans l’entourage d’Ehud Barak on a démenti hier ces propos. Selon les proches du ministre de la Défense, c’est Ehud Olmert qui s’est adressé à Ehud Barak pour voir s’il pourrait lui attribuer une place sur la liste Kadima.