Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a reçu hier le président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen, à sa résidence officielle de Jérusalem, pour poursuivre leurs pourparlers.
Après avoir hésité à ce sujet, le Premier ministre Netanyahu a finalement décidé d’honorer son invité et de mettre le drapeau de l’Autorité palestinienne là où a été prise la photo commune destinée aux médias ainsi que dans le hall d’entrée de la résidence. Netanyahu est même descendu pour accueillir Abou Mazen à sa voiture et lui a dit en plaisantant : « Cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas vus…  »
Contrairement à ce qui était prévu, les deux hommes ne se sont pas entretenus en tête à tête et étaient accompagnés en permanence par la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, et l’émissaire américain George Mitchell. Avant sa rencontre avec Abou Mazen, le Premier ministre Netanyahu s’est entretenu en tête à tête avec Mme Clinton.
La rencontre s’étant prolongée, Netanyahu a ensuite invité Abou Mazen à un dîner auquel s’est joint le chef de l’équipe palestinienne de négociation, Saë b Erekat.
Comme on s’y attendait, l’essentiel de la rencontre a été consacré à la poursuite du gel de la construction en Cisjordanie, mais il semble que les divergences entre les deux dirigeants à ce sujet demeurent importantes. Selon un haut responsable palestinien, Abou Mazen a même menacé, peu après la rencontre, de quitter les pourparlers si la construction reprend dans les colonies.
« La question des colonies a été largement évoquée. Nous avons tenté d’obtenir des avancées et je crois que nous y parviendrons  », a déclaré George Mitchell au terme de la rencontre. Au-delà de cette question du gel, plusieurs autres questions fondamentales ont également été évoquées, mais Mitchell a refusé de dire lesquelles : « Les deux dirigeants ne laissent pas les questions difficiles pour la fin des négociations, mais s’y attaquent dès maintenant  », a-t-il ajouté. Selon lui, cela fait à peine quelques jours que les pourparlers directs ont été lancés et déjà « les dirigeants ont commencé à discuter des questions qui sont pour eux les plus sensibles et les plus difficiles. Nous le voyons comme un signe de bonne volonté de la part des deux dirigeants qui veulent tous deux avancer. Nous comprenons qu’il y a des questions sérieuses et des défis particulièrement sensibles pour les deux dirigeants et nous les aid ons à y faire face  ».
George Mitchell, qui partira aujourd’hui pour Damas avec son adjoint, Frederick Hoff, a admis hier que les Etats-Unis tentent de relancer les pourparlers entre Israë l et la Syrie : « Nous pensons que si nous avançons parallèlement sur ces deux voies (face aux Palestiniens et face aux Syriens), elles ne s’opposeront pas mais, au contraire, se complèteront et contribueront à faire avancer la région vers une paix globale  ».