Le président de l’Autorité palestinienne, Abu Mazen, devrait arriver le 15 septembre à Jérusalem et participer au prochain round des négociations directes avec Israë l. Se joindront à lui la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, et l’émissaire américain, George Mitchell. La rencontre à Jérusalem aura lieu un jour après celle de Charm el Cheikh.
Si la rencontre à Jérusalem avait effectivement lieu, ce serait la première visite d’Abu Mazen dans la capitale depuis la fin des contacts avec le gouvernement Olmert, il y a près de 20 mois.
Parallèlement, se poursuivent les efforts entre Israë l, les Etats-Unis et l’Autorité palestinienne, pour tenter de trouver un compromis qui permettrait la poursuite des négociations après la fin du gel de la construction dans les implantations.
Le ministre de la défense, Ehud Barak, a déclaré hier dans une interview à la radio militaire qu’il était improbable que le gel se poursuive dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui. Selon lui, Israë l essayera de convaincre Abu Mazen d’accepter une reprise partielle de la construction.
Après que le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, ait terminé de rendre compte de sa visite à Washington hier en conseil des ministres, les ministres ont commencé à le presser de questions, notamment concernant le gel de la construction et son impact sur les négociations. Netanyahu a répété à quel point l’évocation publique des négociations avec les Palestiniens était sensible et qu’il ne souhaitait pas entrer dans ce débat.
Un peu plus tôt, lors de la réunion des ministres du Likoud, l’atmosphère était encore plus agitée. Le Premier ministre a déclaré qu’il n’avait pas de décisions à communiquer suite à sa visite à Washington. En réaction, l’adjoint au Premier ministre, Sylvan Shalom l’a attaqué. Il a demandé quand Netanyahu comptait réunir le cabinet de sécurité ou le gouvernement pour les informer de ses entretiens à Washington, notamment sur la question du gel. Sylvan Shalom a demandé à ce que cette réunion se tienne avant le deuxième round des négociations la semaine prochaine, ajoutant que selon lui, on ne s’était jamais comporté de cette manière envers des ministres.
Enfin, contrairement à l’optimisme du Premier ministre quant aux chances d’un accord avec les Palestiniens, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, continue de multiplier les déclarations pessimistes. Lors d’un toast à l’occasion de la nouvelle année juive au sein de son parti, Israel Beitenu, il a déclaré : « La signature d’un accord de paix global n’est pas à portée de main, ni l’année prochaine, ni dans une génération  ».