Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a atterri hier aux Etats-Unis, en vue de la cérémonie d’inauguration des négociations directes, demain à Washington. A son départ d’Israë l, Netanyhau se montrait optimiste quant aux chances que le sommet soit couronné de succès mais, deux heures avant son atterrissage à Washington, il a reçu l’information sur l’attentat, ce qui a complètement changé l’ambiance au sein de la délégation israélienne. Certes, Netnyhau n’a pas annulé sa participation au sommet, mais en ce qui le concerne, l’attentat doit être placé au cœur de son ordre du jour.
Avant d’atterrir à Washington, Netnyhau a discuté au téléphone avec le ministre de la Défense, le chef d’état-major et le chef du Shabak. Il a enjoint les forces de sécurité d’ « agir sans aucune contrainte diplomatique afin d’atteindre les assassins et réagir fermement contre ceux qui les avaient envoyés  ». Netanyahu a également déclaré : « Nos pensées vont aux victimes et à leurs familles. J’envoie un message de solidarité à nos frères et sÅ“urs de Judée-Samarie  ».
Netanyahu a évoqué l’attentat lors de son entretien avec la secrétaire d’Etat américaine, Hilary Clinton, hier. « Ce meurtre abject prouve de nouveau la nécessité d’insister avec résolution sur les revendications israéliennes en matière de sécurité. Aucun compromis ne saurait être fait à ce sujet. Le terrorisme ne déterminera pas les frontières d’Israë l ou l’avenir des implantations  ».
Dans une première réaction américaine, lors d’un briefing donné par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Philip Crowley, l’administration ne s’est pas empressée de condamner les tirs. « A chaque fois qu’une personne sort une arme et tue d’autres personnes c’est une tragédie  », a-t-il déclaré , et d’ajouter : « Nous sommes conscients du fait que des événements extérieurs peuvent survenir et avoir un effet sur les alentours, et qu’il y a dans la région des acteurs qui pourraient consciemment lancer des attaques pour compromettre le processus. Nous comptons tout d’abord sur l’engagement des dirigeants en faveur de la promotion de la paix  ».
Des proches de Netanyahu qui l’ont vu et qui ont discuté avec lui hier témoignent qu’il est très enthousiaste pour commencer à négocier avec les Palestiniens. « Il est très sérieux, beaucoup plus que l’on ne le pense. Ce n’est pas seulement une tactique. Il ne cherche pas de prétextes, mais des solutions, et souhaite parvenir à un accord de paix historique  », a indiqué l’un des proches du Premier ministre./.