Dans un article du 25 aoà »t d’Il Foglio, l’éditorialiste Farian Sabahi décrit une facette méconnue de la lutte à mort pour la maîtrise des leviers du pouvoir en Iran, qui s’est instaurée entre la classe vieillissante des mollahs et la garde noire des nationalo-islamistes autour d’Ahmadinedjad. Nous nous sommes accoutumés à une vision bipolaire du combat du peuple iranien, derrière le « mouvement vert  », contre les élections tronquées de juin 2009. Mais la « révolution  » en cours n’est peut-être pas celle que, confortablement, nous attendons. En coulisse, en effet, fort de son élection et de ses réseaux d’influence, de renseignement et de répression, Ahmadinedjad aplatit nombre de ses adversaires directs qui l’éloignent encore d’une présidence dictatoriale phagocytant l’ensemble de la structure dogmatique iranienne. Au milieu de cette tempête, alimentée par de nouvelles avancées technologiques exhibées à grand renfort de propagande, le Guide suprême Ali Khamenei tente désespérément de restaurer la figure de l’autorité et d’arbitrer entre les clans :
La poussée de l’hégémonie apocalyptique iranienne puise son carburant dans les estimations attentistes de l’Occident
Par Marc Brzustowski. Pour © 2010 lessakele et © 2010 aschkel.info
Article mis en ligne le 29 août 2010