Ni le chef d’état-major, Gaby Ashkenazi, ni les officiers membres de l’état-major ni les employés des cabinets du ministre de la Défense et du chef d’état-major ne sont soupçonnés d’avoir participé à la contrefaçon de « document Galant  ». C’est ce qu’on a appris hier suite à la publication des conclusions provisoires de l’enquête menée par la police. Par conséquent, le conseiller juridique du gouvernement, Yehuda Weinstein, a annoncé hier que rien n’empêche la reprise de la procédure de nomination du prochain chef d’état-major. Le ministre de la Défense, Ehud Barak, devrait reprendre cette procédure dès aujourd’hui.
Hier on a aussi appris qu’au cours de l’enquête, les soupçons se sont portés sur une personne spécifique que plusieurs témoins ont évoquée comme étant l’auteur de la contrefaçon. Cette personne n’aurait cependant pas encore été entendue comme suspect.
La police a également fait savoir hier qu’elle possède suffisamment d’éléments qui justifient la poursuite de l’enquête sur la contrefaçon et la diffusion du document. Dans un communiqué diffusé hier soir par le porte-parole de l’armée, le chef d’état-major s’est félicité des conclusions de la police : « A aucun moment je n’ai cru qu’un membre de l’état-major ou qu’un des commandants de l’armée ait été lié à tout cela  », a-t-il déclaré. Le ministre de la Défense, Ehud Barak, qui gardait le silence depuis le déclenchement de l’affaire il y a deux semaines, a lui aussi réagi et déclaré n’avoir jamais douté du fait que le document était un faux destiné à perturber le processus de nomination du prochain chef d’état-major./.