Dans le contexte de tension qui règne entre Israë l et la Turquie, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a surpris en s’exprimant contre le projet nucléaire iranien.
Selon un compte-rendu confidentiel qui a été communiqué à de hauts responsables israéliens, M. Davutoglu a affirmé, lors d’un entretien avec son homologue allemand, Guido Westerwelle, que si Téhéran ne cesse pas sa course à l’arme nucléaire, les relations entre les deux pays s’en ressentiront. « Nous ne voulons pas d’un Iran nucléaire et nous prendrons des mesures pour l’empêcher. Nous avons fait part à Téhéran de notre position  », a déclaré A. Davutoglu.
M. Westerwelle a quant à lui eu l’impression que la Turquie n’est pas moins inquiète que les pays du Golfe du danger que poserait le nucléaire iranien et que la « lune de miel  » turco-iranienne risque de ne pas durer. Il a également estimé que la Turquie souhaite rétablir ses relations avec Israë l, mais attend des gestes de la part d’Israë l pour corriger l’atteinte à l’honneur national turc causée par les événements de la flottille vers Gaza.