Un membre de la commission Eiland, qui a examiné l’interception de la flottille turque à destination de Gaza, a déclaré au cours d’une réunion à huis clos que Tsahal est la principale responsable des complications de cette affaire. « On ne peut rejeter la responsabilité sur l’échelon politique. En tant qu’armée, nous avons affirmé que nous en étions capables et que ça marcherait. Or, ça n’a pas marché  », a affirmé le général Aviv Kokhavi lors de la présentation du rapport Eiland à la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset.
Une copie du compte rendu de cette réunion est parvenue récemment au Haaretz. Bien qu’on ne sache pas qui a diffusé ce document, il semble que cette fuite est une nouvelle étape de l’affrontement qui oppose l’échelon politique et l’échelon militaire dans l’affaire de la flottille et au cœur duquel on trouve les relations tendues entre le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le chef d’état-major, Gaby Ashkenazi.
Le cabinet du ministre de la Défense a annoncé hier qu’Ehud Barak débuterait dans les prochains jours une série d’entretiens avec les candidats à la succession du général Ashkenazi. Cette dernière semaine, M. Barak a déjà rencontré le chef d’état-major adjoint, Benny Ganz, et l’attaché militaire aux Etats-Unis, Gadi Shamni. Les autres candidats au poste sont les généraux qui commandent les trois régions militaires : Gadi Eizencot (nord), Avi Mizrahi (centre) et Yoav Galant (sud).
A ce stade, il est difficile de savoir qui sera choisi par Ehud Barak. Les trois favoris sont les généraux Galant, Ganz et Eizencot, tandis que Mizrahi et Shamni pourraient se contenter du poste de chef d’état-major adjoint.