Le grave incident à la frontière libanaise a continué hier à secouer la scène diplomatique : Dans un discours enregistré diffusé hier par le bureau du Premier ministre, Binyamin Netanyahu a indiqué au gouvernement libanais qu’Israë l le considère comme responsable de la « provocation violente  » qui a visé les soldats de Tsahal. « Ne testez pas notre détermination à défendre les citoyens et les soldats d’Israë l. Israë l a réagi et continuera à réagir fermement à toute attaque  », a-t-il déclaré. Auparavant, la FINUL a indiqué que l’arbre que les soldats israéliens ont voulu élaguer se trouvait sur le territoire israélien. Hier soir, les Etats-Unis ont eux aussi soutenu sans réserve la version israélienne des événements.
Dans un communiqué filmé, en hébreu et en anglais, le Premier ministre s’est adressé aux Israéliens ainsi qu’à la communauté internationale. « Ces derniers jours, nous avons été témoins de trois attaques criminelles visant le territoire israélien – à Ashkelon, à Eilat et contre les forces de Tsahal. Je tiens à signifier au Hamas et au gouvernement libanais que ceux qui tirent sur les citoyens israéliens, peu importe d’où, nous les trouverons et les frapperons avec force  ».
Hier s’est déroulée une rencontre tripartite entre Tsahal, l’armée libanaise et la FINUL à Naqoura, au Liban-sud. Pendant près de deux heures les représentants des trois parties ont évoqué les premières enquêtes effectuées suite à l’incident. A la fin de cette réunion, le représentant de l’ONU a fait savoir qu’il présenterait son rapport d’enquête d’ici quelques semaines.
Dans l’après-midi, la FINUL a clairement affirmé que les soldats de Tsahal opéraient avant-hier à l’intérieur du territoire israélien lorsque les soldats de l’armée libanaise ont ouvert le feu. « La FINUL indique que les arbres qui ont été arrachés par l’armée israélienne se trouvent au sud de la ligne bleue, du côté israélien  », a déclaré le porte-parole de la FINUL. Quelques heures plus tard, Washington a adopté cette version. Interrogé par des journalistes, le porte-parole du Département d’Etat, Philip Crowley, a affirmé que « le tir effectué par des forces armées libanaises était complètement injustifié  ».
Il est à noter que M. Crowley a utilisé l’expression « forces armées  » et n’a pas mentionné l’armée libanaise. Peut-être pour ne pas mettre en cause le gouvernement libanais ou pour laisser entendre que le Hezbollah est impliqué dans l’incident.