Le super pétrolier japonais M.STAR, transportant 270.000 tonnes de pétrole a été endommagé par une explosion, mercredi 28 juillet, causée par une attaque présumée dans les eaux territoriales omanaises près du détroit d’Ormuz, entre l’Iran et Oman. Une embarcation de sauvetage a été arrachée du navire, et il a subi une grande bosselure dans sa coque. Un membre de l’équipage a été légèrement blessé, mais il n’y a eu aucune fuite de pétrole.
Le porte-parole des propriétaires du pétrolier, Mitsui OSK a déclaré : « Nous croyons qu’il est très probable que ce soit une attaque extérieure, peut-être un incident terroriste. Il n’y a rien qui pourrait provoquer une explosion spontanée dans cette partie du navire.  »
Mais la caractéristique la plus frappante de l’incident, notée par des militaires et des sources de renseignements de DEBKAfile, est le degré inhabituel d’accord entre la marine des Etats-Unis et les fonctionnaires iraniens, pour dire que les dommages causés au super pétrolier, ont été causés par une explosion d’origine inconnue.
« Le feu qui a été déclenché par une explosion sur le pont du navire a été contenu avec l’aide de l’équipage et des forces régionales  », a déclaré le Chef du Département de la marine du sud de la province d’Hormozgan, Ali Akbar Saffai citée par l’agence Fars News , après que deux responsables iraniens, avant lui, aient attribué l’explosion à un tremblement de terre de faible magnitude.
De toute évidence à la fois, Washington et Téhéran ont été pris au dépourvu par la première attaque jamais lancée contre un navire commercial dans le détroit d’Ormuz, le canal étroit du transit pour environ 40 pour cent de pétrole expédié dans le monde entier et une des voies navigables, la plus soigneusement protégée dans le monde.
Aussi bien les Etats-Unis que l’Iran, ont besoin de temps pour trouver la cause et décider quoi faire. En attentant, cette circonstance exceptionnelle, les rassemble au moins sur une question, l’incident ne doit pas échapper à tout contrôle, pour un événement plus important.
Selon nos sources à Washington et à Téhéran, en attendant des preuves, l’hypothèse, à la fois que, les auteurs peuvent être soit des pirates à la solde d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique ou bien des voyous membres issus des Gardiens de la révolution iranienne, qui sont résolus à régler des comptes pour les dernières sanctions européennes, de l’ONU, et des Etats-Unis, contre leur pays.
Téhéran a averti à plusieurs reprises, qu’il se défendrait si les sanctions mettaient à mal son économie et l’approvisionnement en énergie.
L’attaque contre le super pétrolier japonais a intensifié les inquiétudes saoudiennes et celles des Emirats du Golfe, sur une menace possible sur la route de leurs exportateurs de pétrole. Mercredi soir, craignant qu’un assaillant non identifié puisse aussi aller, dans leurs ports pétroliers et dans les installations à terre, les marines du Golfe persique, le quartier général de la Cinquième Flotte basée, à Bahreïn, ainsi que les installations navales des Gardiens de la Révolution iranienne à Bandar Abbas, étaient sur en alerte rouge.
Nos sources militaires disent qu’environ 100 navires de guerre de différentes marines sont présents actuellement dans le Golfe persique.
Après l’attaque, le super pétrolier japonais, qui a chargé le pétrole brut mardi au port des Emirats Arabes Unis de l’île de Das, s’est dirigé vers Fujairah aux Emirats Arabes Unis, pour évaluer les dégâts. Tout de suite après la première inspection navale, à la fois, américaine et iranienne, les experts ont sans doute, reçu par leurs agents locaux, un diagnostic provisoire de ce qui a pu causé l’explosion,
L’enquête légale sur les moyens utilisés pour endommager le M STAR, se dirigerait d’abord vers les auteurs, indiquant si cela a été provoqué par un missile, une torpille ou autres moyens, et dans quelle direction cela a été tiré.