Avez-vous remarqué qu’on ne pose cette question que pour Israë l ? Jamais, vous n’entendrez « je suis un inconditionnel de la France ou de l’Espagne ? » ou, pas avec le même contenu qu’on y mettra pour le pays des Juifs. Ce serait vieillot, voire ringard. Comme si, l’existence de tous les pays allait de soi, était dans l’ordre des choses et, qu’aucune condition n’hypothèque leur vie ou leur survie. Car être « inconditionnel », c’est, précisément, ne poser aucune condition soit à la vie de l’existant désigné, soit à la pérennité de l’institution dont on parle. Les Jésuites, par exemple, sont des ultramontains, c’est-à -dire des inconditionnels de l’autorité des papes. Le mot sera utilisé dans de nombreux domaines recouvrant des réalités diverses. On pourra être inconditionnel des voitures françaises comme inconditionnel du vin français.
Être inconditionnel d’Israë l ou… ne pas être ?
Par Arnold Lagémi. Hébergé par Thérèse Zrihen-Dvir
Article mis en ligne le 26 juillet 2010