Le navire libyen al-Amal (l’espoir), qui avait annoncé vouloir accoster à Gaza, a jeté l’ancre hier soir dans le port égyptien d’el-Arish et fera transiter sa cargaison destinée à la bande de Gaza par le poste-frontière de Rafah. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a annoncé hier que l’équipage a demandé l’autorisation de jeter l’ancre à el-Arish, et que cette autorisation lui a été accordée par les autorités égyptiennes. Ainsi se termine cette affaire qui, après les événements de la flottille turque, menaçait de causer un nouvel affrontement violent avec la marine israélienne.
On ne sait pas exactement ce qui a convaincu les passagers du navire, des membres de la Fondation Kadhafi – la fondation dirigée par Saïf al-Islam Kadhafi, le fils du dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi – de ne pas naviguer vers Gaza. Selon le journaliste Eran Zinger, de la radio publique israélienne, Kol Israë l, la décision a été prise suite à la médiation du milliardaire autrichien Martin Schlaff, proche à la fois des dirigeants libyens et du ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Liberman.
Malgré le changement de cap du navire, plusieurs dizaines de personnes l’ont attendu hier dans le port de Gaza. Le chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a appelé les organisateurs du convoi à ne pas revenir sur leur décision et à se rendre à Gaza. Le Hamas comprend en effet que la décision prise par le navire libyen est un échec pour sa campagne contre Israë l et pourrait mettre fin à la « mode des flottilles  ».