Pour la première fois, un soldat de Tsahal sera traduit en justice suite à son implication dans un meurtre commis durant l’opération « plomb durci  ». Il s’agit de l’acte d’accusation le plus grave jamais établi contre un soldat suite à l’opération militaire à Gaza.
Le parquet militaire a vérifié à ce jour plus de 150 incidents, dont des allégations selon lesquelles des soldats auraient porté atteinte à des personnes innocentes ou transgressé les règles d’engagement militaire dans les combats. Près d’un tiers des cas vérifiés ont entraîné l’ouverture d’enquêtes par la police militaire.
A l’issue de l’enquête sur l’indicent le plus grave, le procureur militaire général, le général Avihaï Mendelblit, a déposé hier au tribunal militaire un acte d’accusation contre le soldat subalterne S., qui a déjà terminé son service militaire. L’indicent en question a eu lieu le 4 janvier 2009. S. et ses camarades avaient pris position près de Gaza-ville. Ils ont aperçu un groupe de Palestiniens qui s’approchaient d’eux, dont au moins un qui hissait un drapeau blanc. Toutefois, ils leur ont tiré dessus. Majda Abou-Hajaj, 35 ans, a été tuée sur le coup tandis que sa mère, Raya Abou-Hajaj, 64 ans, a succombé à ses blessures plus tard.
Mendelblit a décidé d’inculper S. sur la base de preuves selon lesquelles il aurait tiré sur des personnes sans avoir reçu l’ordre de le faire et contrairement aux instructions. Toutefois, comme il était impossible d’effectuer une autopsie pour vérifier les circonstances de la mort des deux Palestiniennes, le soldat est inculpé pour meurtre./.