« Ca suffit : nous en avons assez du processus. Les résultats sont connus de tous, finissons-en  », tel est le message qu’a voulu faire passer le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors d’une rencontre (organisée à sa demande) avant-hier à Ramallah avec des représentants des quatre grand journaux israéliens, dont Israel Hayom.
A quelques jours de la rencontre entre le Premier ministre Binyamin Netanyahu et le président américain, Barack Obama, à Washington, le président de l’Autorité Palestinienne a voulu expliquer sa position. Selon lui, il n’y a pas besoin de poursuivre les négociations, comme le demande le gouvernement israélien, car la plupart des éléments du futur accord de paix ont déjà été réglés avec le gouvernement Olmert.
Selon Abou Mazen, lors des négociations qu’il a eues avec Ehud Olmert, les deux hommes se sont mis d’accord sur toutes les questions essentielles, mais ils n’ont jamais rien signé. Toujours d’après M. Abbas, avec l’arrivée au pouvoir de B. Netanyahu, l’Autorité Palestinienne a demandé à Israë l s’il était prêt à reprendre les négociations là où elles s’étaient arrêtées avec E. Olmert, mais n’a pas eu de réponse.
Par la suite, Abu Mazen a réduit sa question uniquement aux aspects sécuritaires et aux frontières. « Une telle réponse est indispensable pour que nous sentions que nous voyons les choses d’un même Å“il  », a-t-il expliqué.
Selon lui, s’il avait reçu une réponse sur ces deux sujets, il aurait été prêt à reprendre immédiatement les négociations directes avec B. Netanyahu. Abou Mazen a ajouté que lors de ses rencontres avec E. Olmert, il a réussi à se mettre d’accord sur toutes les questions considérées comme « épineuses  ».
« Nous souhaitons la création d’un état palestinien dans les frontières de 67 avec Jérusalem Est comme notre capitale, et Jérusalem Ouest comme votre capitale  », a-t-il dit. « Nous sommes d’accord sur le principe d’échanges de territoires : un territoire en échange d’un autre territoire. Nous avons également parlé de ce qui se passerait le jour d’après l’accord, et j’ai dit que j’acceptais une tierce partie sur le terrain, soit l’OTAN, soit la FINUL soit une autre force.
Je ne veux pas de présence israélienne sur ma terre. De cette manière, Israë l obtient la sécurité et moi la souveraineté.  » Le président palestinien a ajouté que les principes qui le guidaient étaient l’isolement du Hamas et le refus de faire des compromis sur la question de Jérusalem.
Mahmoud Abbas a également estimé que B. Netanyahu était capable de signer un accord de paix avec des concessions importantes. « Notre partenaire est le gouvernement israélien  », a-t-il affirmé. « C’est le gouvernement qui a été élu et nous travaillons avec. Moi aussi j’ai une coalition fragile et j’ai un million de fois plus de problèmes internes que Netanyahu. Je ne bénéficie d’aucun soutien, mais je continue malgré tout car je pense que notre seule voie est la paix  ».