Selon des informations parvenues en Israë l, des membres de la famille du président Assad seraient impliqués dans la flottille qui doit partir du Liban vers Gaza. Selon ces informations, les organisateurs de la flottille ont eu du mal à trouver des armateurs prêts à coopérer, ces derniers craignant que les navires soient endommagés. Finalement, c’est la compagnie de navigation syrienne Julia, dont le propriétaire est un cousin du président Assad, qui s’est mobilisée. Une autre compagnie syrienne, Nada, est elle aussi impliquée. Ces deux compagnies sont basées dans le port syrien de Tartous.
Des responsables politiques israéliens craignent que si un affrontement violent fait des victimes lors de l’interception de cette flottille libano-syrienne, cela ne serve de prétexte au Hezbollah pour tirer des missiles vers Israë l, ce qui risque d’entraîner la Syrie dans un conflit armé. C’est pourquoi Israë l mène une campagne diplomatique active et a décidé d’adresser des messages très fermes à la communauté internationale et, par son intermédiaire, au Liban et à la Syrie. L’objectif : Faire comprendre au monde que derrière cette flottille se cachent le Hezbollah et la Syrie et légitimer une intervention de Tsahal contre le bateau.
Dans les pays occidentaux on comprend le potentiel explosif de cette flottille et plusieurs pays font pression sur le Premier ministre libanais, Saad Hariri, pour que la flottille soit annulée. L’essentiel de cette pression est exercée par les Etats-Unis, l’Union européenne, la France, l’Allemagne et l’Espagne. On a pu voir un exemple de cette pression en fin de semaine dernière quand, au cours d’une rencontre entre le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, et le conseiller diplomatique du président français, Jean-David Levitte, ce dernier a téléphoné à l’ambassadeur de France à Beyrouth à qui il a demandé de transmettre les messages israéliens au Premier ministre Hariri et à ses collaborateurs.
Le Premier ministre Netanyahu a déclaré hier que le véritable but de ces nouvelles flottilles pour Gaza est de provoquer Israë l afin de briser le blocus militaire dont l’objectif est d’empêcher la livraison de missiles, de roquettes et d’autres armes au Hamas. « Tous ceux qui veulent réellement livrer des biens à usage civil à la bande de Gaza, de la nourriture, des jouets, ou des médicaments, peuvent le faire par le port d’Ashdod  », a déclaré M. Netanyahu au cours de sa rencontre avec le chancelier autrichien, Werner Faymann. « Ces flottilles ne sont pas organisées par ceux qui soutiennent la paix mais par ceux qui s’y opposent, l’Iran et le Hezbollah  ».