Le chef du Parti National Religieux (PNR) Effi Eitam a l’intention de présenter à la Knesset un projet de loi dressant la liste détaillée des situations justifiant l’intervention de l’armée. "Nous pensons que l’armée ne doit être utilisée que pour combattre les ennemis de l’Etat. Les habitants du Goush Katif et des avant-postes ne sont pas les ennemis de l’Etat. Il est inacceptable que les soldats qui reçoivent l’ordre d’arracher des familles à leurs maisons soient aujourd’hui confrontés à un tel cas de conscience", a-t-il expliqué.
Pour Eitam, c’est la police, et non l’armée, qui devrait être chargée de "l’ingrate" tâche d’évacuer les implantations, si un tel ordre doit être donné. "Un policier a toujours la possibilité de quitter son unité si ses convictions sont en désaccord avec les ordres qu’il reçoit. Un soldat n’a pas ce privilège", a précisé Eitam.
Le chef du PNR a rejeté jeudi 24 juin toute déclaration venant des autorités religieuses qui pourrait être interprétée comme un appel à la désobéissance. "J’ai servi dans l’armée pendant 30 ans, et le PNR s’opposera à toute forme de désobéissance au sein de Tsahal", a-t-il affirmé Eitam sur les ondes de la radio israélienne.