Après des jours difficiles de condamnations et d’attaques de la part de la communauté internationale, Israë l a enfin droit à un peu de satisfaction. Au terme de longs mois de pressions diplomatiques, de débats et de tentatives pour convaincre Téhéran de suspendre son programme nucléaire, douze des quinze membres de Conseil de sécurité ont voté hier en faveur de nouvelles restrictions contre Téhéran. Le Brésil et la Turquie ont voté contre, cette dernière choisissant de s’opposer aux Etats-Unis et de soutenir les Iraniens.
Des interdictions concernant le commerce d’armement, des embargos contre des institutions financières, des restrictions quant au transport de marchandises et la saisie de biens à travers le monde composent ces sanctions, les plus sévères prises jusqu’ici par la communauté internationale pour tenter de stopper le programme nucléaire iranien. Les Américains ont eu beau souligner qu’il s’agit là de sanctions sévères et étendues, en coulisses ont ressentait une certaine déception fasse au compromis obtenu.
Le fil conducteur de la résolution adoptée hier traduit mieux que tout ce compromis des Etats-Unis face à l’insistance des représentants russes, et surtout chinois, qui ont réclamé que ces nouvelles sanctions ne portent pas atteinte à la vie quotidienne des Iraniens ni à l’économie mondiale. C’est pourquoi l’Occident n’a pas pu imposer de restrictions sur le commerce du pétrole et du gaz ni s’en prendre à la banque centrale iranienne.
En n’oubliant pas de féliciter le président Obama pour ce succès diplomatique, le Premier ministre Netanyahu a réagi hier aux sanctions : « La résolution du Conseil de sécurité, menée avec détermination par le président Obama, est un pas positif. Les Etats-Unis ont réuni une majorité remarquable face au refus iranien  ». M. Netanyahu a ajouté que les pays du monde doivent prendre conscience de la menace iranienne : « Cette décision signifie à l’Iran que les grandes puissances s’opposent à son programme nucléaire. La communauté internationale doit continuer à faire de la lutte contre cette menace une priorité  ».
Le ministère israélien des Affaires étrangères a fait part de sa satisfaction, soulignant l’importance d’appliquer cette résolution « pleinement et immédiatement  ». « Cette décision n’est cependant pas suffisante et il faut l’accompagner de mesures supplémentaires significatives  », a-t-on ajouté au ministère. « C’est un moment historique. L’histoire jugera les pays en fonction de leur vote : ont-ils défendu des intérêts étroits et cyniques ou ceux de la paix et de la stabilité. Le plus important maintenant c’est de s’assurer de l’application de ces sanctions  », a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon.