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Le droit d’Israë l àse défendre
L’éditorial de Daniel Haïk - Hamodia
Article mis en ligne le 3 juin 2010

Cela fait 43 ans, presque jour pour jour, que les nations du monde accusent effrontément Israë l de bafouer le Droit International. Pour elles, c’est l’État hébreu qui, le 5 juin 67, a déclenché la guerre des Six-Jours et s’est rendu coupable en conquérant la Judée, la Samarie, le Golan et Jérusalem. Avec une sournoise subtilité et avec le concours actif des régimes arabes dictatoriaux les plus sombres, les pays occidentaux « Ã©clairés  » ont réussi, en un tour de main, àculpabiliser la victime et àinnocenter le coupable. Qui se souvient encore aujourd’hui du casus belli du détroit de Tiran ? Ou de l’étau suffoquant dans lequel les armées arabes avaient placé l’État d’Israë l pendant les interminables trois semaines d’attente, jusqu’au jour libérateur.

Cette guerre des Six-Jours qui était l’expression la plus glorieuse du droit d’Israë l àse défendre est devenue pour les démocraties occidentales, la cause de tous les maux, le prétexte pour salir Israë l. Dans une forme d’aveuglement trop aiguë pour être honnête, le monde a transformé du jour au lendemain, le petit David frêle et admiré, en un terrible Goliath, principal fauteur de trouble du Proche-Orient, obstacle àla paix, et cruellement rebelle au droit… des Palestiniens.
Aujourd’hui, 43 ans plus tard, cette même falsification de l’Histoire vient de se reproduire au large des côtes israéliennes.

Dans l’affaire de la flottille arraisonnée sur la route de Gaza, le monde entier s’offusque unanimement et « religieusement  » : non pas contre les interminables manipulations médiatiques du Hamas, non pas contre la politique islamique de la Turquie qui, il y a peu fricotait avec l’Europe et soudain se retrouve aux portes de Téhéran. Non ! Ce monde qui se dit libre, prouve une fois de plus àquel point il est prisonnier de ses propres clichés pacifiques et de sa complaisance absolue envers ceux qui violent la démocratie, et encensent la « victimocratie  ». Une fois de plus, en mettant Israë l au ban des nations, ce monde libre si tolérant envers le totalitarisme arabe mais si peu indulgent envers une démocratie en guerre depuis sa naissance, se fourvoie. Il prend ànouveau la victime pour le coupable et le coupable pour une victime. Quitte même àmépriser son propre droit élémentaire àse protéger d’individus subversifs. Un droit qu’il sait, en substance, parfaitement appliquer lorsque bon lui semble.

 Car en arraisonnant en mer un bateau qui entendait forcer le bouclage sécuritaire imposé autour d’une bande de Gaza, devenu un repère du terrorisme islamique, Israë l est dans son droit le plus légitime. Un droit d’ailleurs utilisé sans la moindre protestation par un grand pays arabe : l’Egypte le long de la frontière fermée de Rafiah.

 En voulant stopper ce Marmara qui transportait des « pacifistes  » armés, venus, sous couverts de faux slogans humanitaires, lui tendre le piège de la provocation, Israë l est dans son droit le plus limpide.

 Quant aux commandos marins qui ont « pris d’assaut  » le Marmara àl’aide de fusils de « paint-ball  » (!), et sans intention offensive, ils étaient dans leur droit le plus élémentaire, celui de la légitime défense, lorsqu’ils ont repoussé leurs agresseurs en ouvrant le feu, en ultime recours, dans leur direction.

Certes sur le pont de ce bateau, le sang a coulé. Et cela n’aurait pas dà» se produire. Mais se focaliser uniquement sur l’aboutissant de ce drame en oubliant tous les tenants ressemble àune dangereuse erreur d’appréciation, malheureusement trop fréquemment commise lorsqu’il s’agit de juger Israë l et son droit de nation souveraine.