Au terme d’un débat du cabinet restreint de sécurité, avec en arrière-plan un ultimatum sévère lancée par la Turquie, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a décidé d’ordonner l’expulsion du territoire israélien des six cents ressortissants étrangers arrêtés à bord des bateaux de la flottille.
Hier, les autorités turques ont exigé d’Israë l de libérer les trois cent cinquante Turcs parmi les six cents détenus étrangers. A cette fin, elles ont envoyé en Israë l trois avions militaires et ont demandé que soient rapatriés l’ensemble des blessés, des détenus et des dépouilles mortelles. Lors de la réunion du cabinet, le Premier ministre Netanyahu, le ministre de la Défense Ehud Barak et le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman ont préconisé l’expulsion immédiate de la totalité des détenus. Le ministre de la Justice Yaakov Nééman a exprimé ses réserves, estimant qu’il y avait lieu de traduire en justice ceux qui ont participé à l’émeute.
La décision finale a été remise à aujourd’hui. Toutefois, suite aux pressions internationales intensives, notamment de la part de pays amicaux comme la France, l’Italie, l’Allemagne et les Etats-Unis, Netanyahu a convoqué une nouvelle consultation au terme de laquelle il a été décidé qu’il était inutile de différer l’expulsion. Il a été convenu « d’expulser les détenus immédiatement, tout en respectant les procédures juridiques prévues par la loi  ».