Communiqué de presse de l’ASI, publié hier : « L’Association Suisse-Israë l (ASI) s’étonne de la condamnation immédiate irréfléchie d’Israë l. Avant d’attribuer la faute d’avoir arrêté la "flottille au secours de Gaza" aux forces armées israéliennes, il importe d’examiner tous les éléments en présence. Il n’est par exemple pas encore établi que c’est l’armée israélienne qui a initié le recours à la force. Il est encore souhaitable de tenir compte des faits suivants :
1. Depuis des semaines, le gouvernement israélien propose de prendre en charge et de distribuer lui-même les marchandises apportées par la flottille, et avertit des graves conséquences qu’aurait toute tentative de forcer le blocus naval. Il est connu de chacun que le blocus a pour but de prévenir toute contrebande d’armes. La réaction armée d’Israë l est donc la réponse à une provocation préalable.
2. Depuis des années, Israë l autorise les livraisons à la bande de Gaza de marchandises indispensables à la population. Ainsi, plus d’1 million de tonnes – une tonne par habitant – de produits alimentaires et de secours ont été délivrés.
3. La "flottille au secours de Gaza" n’était pas et n’est pas nécessaire ; elle a été exclusivement conçue et mise sur pieds en tant que démonstration et provocation.
4. Quiconque prend le risque, malgré les avertissements. de s’approcher de périmètres d’opérations armées met intentionnellement en danger tous les participants présents.
Le département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a demandé la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale. L’Association Suisse-Israë l attend des autorités suisses qu’elles tiennent compte de l’ensemble des données pertinentes dans l’expression de leur avis. »
Source : ASI - mardi 1er juin 2010