Le chef du Hezbollah libanais met en garde contre ses combattants qui vont attaquer des navires israéliens si Israë l impose un blocus maritime sur le Liban dans une guerre future. Hassan Nasrallah affirme que son groupe soutenu par l’Iran est désormais capable de détruire tout navire militaire ou commercial en direction de ports israéliens.
Israë l avait imposé un embargo aérien et maritime sur le Liban pendant la guerre d’un mois contre le Hezbollah en 2006, en disant qu’il devait empêcher les terroristes d’être réapprovisionnés en armes.
"Si vous [Israë l] mettez nos côtes en état de siège dans une guerre future, je dis que tous les navires militaires, civils et commerciaux en direction des côtes de la Palestine depuis la Méditerranée seront sous le feu des combattants de la résistance islamique".
Nasrallah a déclaré mardi que le Hezbollah a désormais la capacité d’infliger autant de mal à Israë l, comme cela l’a été au Liban pendant la guerre de 2006.
Il avait parlé à ses partisans par satellite à un rassemblement massif au sud de Beyrouth.
Lundi, le président américain Barak Obama a utilisé les entretiens avec le Premier ministre libanais Hariri pour faire une déclaration à Washington et mettre en garde contre le danger croissant de la contrebande d’armes en direction du Hezbollah.
"Le Président a souligné [...] la menace posée par le transfert au Liban d’armes en violation de la résolution 1701 », a indiqué la Maison-Blanche dans un communiqué après la réunion.
Le Conseil de Sécurité de l’ONU avait adopté la résolution 1701 après un mois de guerre entre Israë l et le Hezbollah à l’été 2006 et demandé le désarmement du groupe chiite, mais en dépit de la présence d’une force de maintien de la paix des Nations Unies au Sud-Liban, elle n’a pas encore été appliquée.
La première visite officielle de Hariri aux États-Unis a eu lieu dans un contexte de tensions au Moyen-Orient, les efforts américains pour relancer les pourparlers de paix israélo-palestinien et la dynamique de croissance vers de nouvelles sanctions internationales contre l’Iran, principal soutien du Hezbollah.
Le Liban et la Syrie ont déclaré qu’ils craignent une possible attaque par Israë l après que le président Shimon Peres a accusé la Syrie en avril de fournir au Hezbollah des missiles Scud à longue portée capables de frapper les grandes villes israéliennes. Damas a nié ces accusations et a accusé Israë l de fomenter la guerre.
Certains responsables américains ont dit douter que les Scuds ont été effectivement remis en totalité au Hezbollah, bien qu’ils pensent que la Syrie pourrait avoir transféré une partie de ces armes.
"Nous sommes évidemment très préoccupés au sujet du transfert de toute capacité de missiles au Hezbollah à travers le Liban et la Syrie », a annoncé un responsable de l’administration Obama vendredi, affirmant que la question sera probablement soulevée dans les discussions de lundi.
Hariri a également rejeté les accusations d’Israë l, tandis que son gouvernement a dit qu’il soutient le droit de la guérilla de garder ses armes pour dissuader les attaques israéliennes. Israë l n’a cependant pas signalé de plans d’attaque imminents.