Q : Qui est responsable du durcissement des relations USA-Israë l ? Les exigences d’Obama sur le gel des implantations à Jérusalem-Est, les négociations indirectes sur les frontières, Jérusalem, les réfugiés ?
Nethanyahou : Je pense que chaque relation y compris avec amis et familles, peut connaître des hauts et des bas. Mais la relation USA-Israë l reste très solide car les valeurs et intérêts que nous partageons nous aident à surmonter les épreuves et à régler nos désaccords dans un bon état d’esprit.
A Jérusalem les Juifs habitent dans les quartiers juifs et les Palestiniens dans les quartiers palestiniens d’où nul n’a été déplacé. Les palestiniens veulent empêcher les Juifs de construire dans leurs quartiers de Jérusalem ; demande absolument inacceptable : imaginez-la transposée à Londres, New-York ou Paris... les gens crieraient à l’injustice ! Ces quartiers sont à quelques minutes de voiture du centre de Jérusalem, hébergeant déjà 200.000 juifs israéliens. Ma politique est celle de tous mes prédécesseurs, y compris Rabin, Golda Meir ou Pérès qui y ont construit depuis juin 1967. Cette récente demande palestinienne ne fait que bloquer le processus de paix : imaginez que j’émette des demandes symétriques et l’on aura vite fait de m’accuser de bloquer le dispositif ! Supprimons toute condition préalable, y compris sur Jérusalem. C’est le moyen le plus simple d’accéder à la paix !
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Q : Quid de la demande d’Obama de gel immédiat des colonies ?
Nethanyahou : Excluons-en Jérusalem, comme on vient de le voir. Sur le reste, j’ai moi-même initié ce gel pour 10 mois en l’accompagnant de 2 autres grandes mesures pour la paix : a) annoncer que nous souhaitions aussi pour "2 États pour 2 peuples", b) supprimer des centaines de barrages routiers / check-points, ce qui a boosté l’économie palestinienne. Hélas, les Palestiniens n’ont pas joué le même jeu, au contraire, notamment en baptisant des rues du nom de terroristes assassins de centaines d’innocents ou en multipliant les conditions préalables pour bloquer le début des négociations. J’espère qu’ils changeront d’avis : reprenons les négociations sans conditions préalables, seul moyen d’obtenir la paix !
La paix ne peut venir que des parties elles-mêmes, discutant pour résoudre leurs différents, et pas d’un plan clé en main imposé par quiconque. Je suis pour commencer immédiatement de telles discussions et j’en appelle aux palestiniens : vous ne pouvez faire la paix qu’avec des voisins qui souhaitent la paix.
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Q : Sans progrès sur le processus de paix avant l’été, une guerre pourrait éclater ?
Nethanyahou : Personne ne veut la guerre ; Israë l veut la paix, prie pour la paix. Nous ne connaissons que trop les chagrins de la guerre : hier, je suis allé sur la tombe de mon frère, tué en libérant les otages d’Entebbe ; j’ai perdu amis et parents dans les guerres d’Israë l ; j’ai moi-même été blessé en libérant un avion détourné de la ’Sabena’. Je ne veux pas que mes enfants, ni les enfants palestiniens ou arabes souffrent des guerres. Ces bruits de guerre ne sont que des tentatives de déstabiliser la région : l’Iran cherche à y parvenir par l’intermédiaire du ’Hezbollah, pour détourner l’attention de son programme nucléaire.
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Q : Certains craignent que la politique US ne soit pas efficace pour empêcher le programme nucléaire iranien.
Nethanyahou : A Obama, venu en Israë l comme Sénateur, j’avais prédit qu’un problème prépondérant le solliciterait, comme Président, celui de l’Iran nucléaire ! En effet, l’Iran pourrait utiliser ses armes atomiques, menacer de les utiliser ou de les donner sous forme miniaturisée à des terroristes pour atteindre Manhattan, l’Europe ou Israë l. On comprend le danger de laisser les régimes avec les plus dangereux mandataires terroristes acquérir les armes les plus dangereuses au monde. Obama a compris ce défi et tous les chefs d’états doivent y faire face de concert, afin que l’Iran n’acquiert pas les armes nucléaires.
Hélas, les 3 seules résolutions que l’ONU a pu décider n’ont pas empêché les Iraniens de poursuivre leur programme nucléaire. On peut pourtant prononcer des sanctions paralysantes comme empêcher l’Iran de raffiner ou d’exporter son essence. Si, toutefois, l’ONU n’y parvenait pas, les USA et d’autres peuvent imposer ces sanctions très sévères hors de l’ONU, avec un message clair pour l’Iran : il ne sera pas autorisé à développer des armes nucléaires. Sans cela, l’Iran ne sent aucune urgence à bouger. Aux USA, les 2 chambres onta approuvé ce type de sanctions, et Obama répète qu’il est déterminé à empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires.
L’avenir de la paix, de la stabilité et de la sécurité mondiale en dépendent. Le peuple juif a déjà payé un terrible prix pendant et avant la Shoah quand il ne pouvait pas se défendre et jusqu’à la création d’Israë l dont nous venons de fêter l’anniversaire. Il y a aujourd’hui un état juif qui se réserve le droit de défendre la nation juive.
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Q : Que faudra-t-il pour que USA et Israë l redeviennent une grande et heureuse famille, pour une vraie paix ?
Nethanyahou : J’espère le plus tôt ; j’ai tendu la main depuis le début pour des négociations avec des gestes concrets : supprimer les barrages, encourager une solution à 2 États. Avec nos bonnes intentions et l’aide des USA, nous pouvons obtenir la paix.
C’est la force plus importante de l’Islam radical qui fait tout pour empêcher cette paix et éliminer Israë l comme toute présence US locale. En réalité, ils ne détestent pas les USA à cause d’Israë l, mais détestent Israë l à cause des USA, symboles d’une société libre, pluraliste et ouverte au débat ; avant-poste de cette civilisation libre et ouverte.
C’est quand les relations entre USA et Israë l sont étroites que cet Islam activiste recule et que les états arabes modérés peuvent gagner. Ce partenariat est solide, tout comme notre volonté ferme d’atteindre une paix locale.
Nous ferons face aux extrémistes et, finalement, nous les vaincrons et la paix triomphera.