Au sein du gouvernement américain on émet de vives critiques à l’encontre du Premier ministre Binyamin Netanyahu suite à la publication dans la presse américaine d’annonces publicitaires de soutien à la politique israélienne concernant Jérusalem, une publication qu’il aurait encouragée. Les derniers à avoir publié une telle annonce sont Ron Lauder, président du Congrès juif mondial et proche de Netanyahu, et le Prix Nobel de la paix Elie Wiesel. « Toutes ces annonces, ce n’est pas une démarche intelligente  », ont déclaré de hauts responsables américains.
Dans l’annonce qu’il a publiée dans les principaux journaux américains, Elie Wiesel appelait les Américains à cesser pour l’heure de faire pression sur Israë l concernant Jérusalem et à aborder la question à un stade ultérieur des négociations. Dans sa lettre ouverte adressée au président américain, Ron Lauder critique lui le gouvernement américain qui accuse Israë l d’être responsable du blocage du processus diplomatique alors que ce sont les Palestiniens qui refusent de reprendre les pourparlers. Selon lui, les Juifs du monde entier s’inquiète de la détérioration des relations entre les Etats-Unis et Israë l.
La mésentente avec le gouvernement américain concernant la construction à Jérusalem-est a été évoquée dans bon nombre des discours qu’ont prononcés les dirigeants israéliens au cours du Jour de l’Indépendance. Dans une interview à la chaîne américaine ABC, le Premier ministre Netanyahu a lui souligné qu’un gel de la construction à Jérusalem-est est « une requête impossible  ». M. Netanyahu a refusé de répondre aux questions concernant la réponse israélienne aux demandes américaines et a de nouveau appelé le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas, à se rasseoir à la table des négociations sans conditions préalables.
L’émissaire américain, George Mitchell, pourrait se rendre en Israë l jeudi, mais sa visite pourrait bien être à nouveau repoussée. Quoi qu’il en soit, à la Maison Blanche on est très mécontent du fait que Binyamin Netanyahu traîne des pieds et ne fasse pas part de sa réponse.
Malgré la tension entre Israë l et les Etats-Unis autour de Jérusalem, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a fait de ce sujet le thème principal de son discours lors de la réception en l’honneur du corps diplomatique qui s’est tenue hier au palais présidentiel à Jérusalem. « Jérusalem est notre capitale éternelle et ne sera pas divisée  », a déclaré Liberman.
Le ministre des Affaires étrangères a également évoqué les informations selon lesquelles les Américains pourraient imposer aux deux camps un accord : « Toute tentative d’imposer un accord sont qu’ait été mis en place un socle de confiance entre les deux camps ne fera qu’approfondir le conflit. On ne peut imposer la paix, on ne peut que la bâtir  ».
Le chef de cabinet de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, a évoqué hier, dans une interview au journaliste Charlie Rose, la possibilité que le gouvernement Obama présente son propre plan de paix. « Certains ont Å“uvré en ce sens, mais ce n’est pas le moment. Aujourd’hui il est temps de reprendre les « pourparlers de proximité  » qui mèneront en fin de compte à des pourparlers directs. Il est temps de commencer à prendre des décisions difficiles pour trouver l’équilibre entre les aspirations israéliennes à la sécurité et les aspirations palestiniennes à la souveraineté  »