Elie Wiesel a publié dans le Washington Post une lettre dans laquelle il rappelle la prépondérance de Jérusalem dans la culture juive à travers les âges : « Pour moi, en tant que juif, Jérusalem est au-dessus de la politique (…) Elle apparait plus de six cents fois dans les textes saints mais pas une seule dans le Coran. (…)
Depuis que le roi David en a fait sa capitale, des Juifs ont toujours vécu entre ses murailles, excepté à deux périodes : celle où l’occupant romain leur en a interdit l’accès et celle ou l’occupant jordanien leur a interdit de se rendre dans la Vieille ville et de prier au Kotel. Si la Jordanie n’avait pas rejoint l’Egypte et la Syrie dans la guerre contre Israë l en 1967, ce lieu serait resté arabe. Il est clair que si les Juifs sont prêts à mourir pour Jérusalem, ils ne sont pas prêts à tuer.  »