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Israë l peut-il survivre àde tels amis ?
Par Wesley Pruden | jewishworldreview.com - Adaptation française de Sentinelle 5770
Article mis en ligne le 28 mars 2010

Voici le moment attendu par une certaine partie d’une certaine génération de Démocrates. Le dernier accès de sentiments négatifs entre Barack Obama et Benjamin Netanyahou peut être l’alibi qu’ils recherchent pour remettre finalement les Juifs àleur place.

Tout d’abord, le président est allé au Moyen-Orient pour s’excuser auprès des Musulmans que l’Amérique soit l’Amérique, et il ne parvint pas àtrouver le temps de faire un arrêt en Israë l, seul véritable ami de l’Amérique dans la région. Puis il envoya Joe Biden, le vice-président qui déclare qu’il est un « sioniste ardent  » àJérusalem pour tenter d’apaiser les Israéliens avec une rengaine sentimentale bon marché et des paroles que personne ne croit. Sa mission a vite volé en éclat quand le VP utilisa l’occasion pour sermonner les Israéliens sur la construction de 1.600 nouveaux appartements destinés àdes Juifs àJérusalem Est, que les lanceurs de bombes palestiniens et leurs apologistes américains qualifient avec insistance de « colonies  ». Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat, a poursuivi avec quelques méchantes remarques.

Puis est arrivée la visite àWashington programmée de longue date par M. Netanyahou, et les choses sont passées de préoccupantes àmauvaises, puis àtrès mauvaises. Le Premier ministre israélien, en s’adressant au ‘Comité des Affaires Publiques Amérique Israë l  » (AIPAC) rappela àchacun que « Jérusalem n’est pas une colonie, c’est notre capitale  ». Les ennemis d’Israë l sont bien réels : « Le rassemblement du Peuple juif en Israë l n’a pas dissuadé ces fanatiques. En vérité, il n’a fait que stimuler leur appétit. Les dirigeants de l’Iran déclarent ‘Israë l est un pays où une bombe suffit’. Le chef du Hezbollah déclare : ‘Si tous les Juifs se rassemblent en Israë l, cela nous épargnera la peine de leur courir après àtravers le monde’… L’avenir de l’Etat juif ne pourra jamais dépendre de la bonne volonté même des plus grands hommes. Israë l doit toujours se réserver le droit de se défendre lui-même  ».

Qui peut mettre cela en cause ? Mais pour cette déclaration d’un fait patent, M. Netanyahou est qualifié d’« arrogant  », et accusé d’essayer d’introduire un coin entre M. Obama, qui souhaite que les Israéliens ne soient pas aussi rosses avec les Palestiniens, et le Congrès, qui peut parfois faire le bon choix quand il est soutenu par des électeurs en colère.

Les Démocrates étaient autrefois considérés comme les meilleurs amis d’Israë l – Harry S. Truman, président Démocrate et Baptiste du Sud, fut le premier chef d’Etat àreconnaître Israë l – mais aujourd’hui, ce sont les Républicains qui apportent un soutien tenace àl’Etat juif. Le Représentant d’Indiana, le Républicain Mike Pence, président de la conférences des Républicains au Congrès, a déclaré : « Je n’avais jamais imaginé que je vivrais le jour où un gouvernement américain dénoncerait la reconstruction de Jérusalem par l’Etat juif d’Israë l  ».

Certains Démocrates se réconfortent eux-mêmes àl’idée, compréhensible àla lumière de l’histoire, que les Juifs américains continueront de voter Démocrate quoique M. Obama et son parti fassent pour saper l’Etat juif. Les Israéliens, en état de siège permanent et sous bombardements occasionnels, ne se laissent pas si facilement piéger. Le beau-frère de Benjamin Netanyahou a été amplement rappelé àl’ordre après avoir dit àson interlocuteur sur une radio israélienne qu’il pense que M. Obama est « un antisémite  ». Le Premier ministre a pris ses distances quant àcette opinion.

Ces accusations d’antisémitisme contre le président sont outrancières, comme les accusations de racisme contre celui qui critique de façon acérée M. Obama, mais il est certainement vrai que M. Obama a bénéficié de la compagnie d’antisémites dans le passé – un « milieu  » selon les termes du magazine ‘New Yorker’, « présumé composé de prêcheurs incendiaires, de nationalistes noirs, de présentateurs météo sur le déclin et … d’intellectuels palestiniens  ». (des Milieux àla mode dans ‘l’Upper East Side’ et dans le Sud de Chicago). M. Obama a expliqué que quand il soumettait effectivement sa famille àla guidance morale du révérend Jeremiah Wright et qu’il assistait tous les dimanches matin pendant 20 ans aux harangues sur les Juifs perfides et autres méchants blancs, il n’entendit jamais de divagations antisémites, établissant ainsi un sommet digne du ‘Livre Guiness des Records’ pour endormissement pendant plus d’un millier de sermons incendiaires.

Benjamin Netanyahou empoisonne les Démocrates, qui ne souhaitent que son départ (ou bien qu’il soit emporté). C’est parce qu’il comprend les enjeux au Moyen-Orient, et ne perd pas de temps en conversations àcollet monté autour de tasses de thé diplomatiques. « A travers l’histoire, dit-il, les calomnies contre le Peuple juif ont toujours précédé les agressions physiques et elles furent utilisées pour justifier ces agressions  ».

Voilàle type de rhétorique qui renforce la résolution chez les hommes prudents et de bon sens, conscients de la menace de leur propre extinction, mais qui provoque des aigreurs d’estomac chez certains Démocrates bien assurés derrière la protection d’hommes meilleurs qu’eux. Cela leur fait grincer les dents. Mieux vaut songer àdes petits lapins, profiter de la musique de petites fées et aux fleurs précoces du printemps, et peut-être le trouble s’éloignera-t-il. Barack Obama affirme qu’il est un ami d’Israë l. Un type d’ami. Israë l ne survivra pas longtemps s’il doit dépendre d’amis comme lui.


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