Le Premier ministre Binyamin Netanyahu est parti hier soir pour Washington après avoir fixé des rendez-vous avec tous les plus hauts responsables américains : le président Barack Obama, le vice président Joe Biden, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le ministre de la Défense, Robert Gates et les dirigeants des deux chambres du Congrès.
M. Netanyahu a décollé pour les Etats-Unis, la crise entre les deux pays ayant été résolues grâce à une réponse israélienne écrite qui a apaisé les Américains, du moins pour le moment, et grâce à la promesse d’effectuer une série de gestes de bonne volonté vis-à -vis des Palestiniens dont la libération de prisonniers du Fatah, la levée des barrages sur les routes et l’ouverture de nouveaux axes de circulation en Cisjordanie.
Hier, on pouvait déjà voir un changement d’atmosphère lors de la rencontre entre le Premier ministre et l’émissaire américain, George Mitchell. « Nous réaffirmons que le lien qui existe entre les Etats-Unis et Israë l est fort et durable, que notre engagement en faveur de la sécurité d’Israë l est solide et inébranlable et que cela restera le cas. Notre objectif commun est de relancer les négociations entre Israéliens et Palestiniens. Nous espérons pouvoir débuter les pourparlers de proximité le plus intensivement et le plus rapidement possible pour progresser vers des pourparlers directs au plus tôt  », a déclaré M. Mitchell.
Malgré ces propos chaleureux, le Premier ministre Netanyahu a fait hier, en ouverture du conseil des ministres, une déclaration qui sera peu agréable aux oreilles des Américains : « Notre politique concernant Jérusalem est celle qu’ont menée tous les gouvernements israéliens depuis quarante-deux ans. Elle n’a pas changée. De notre point de vue, construire à Jérusalem c’est comme construire à Tel-Aviv. La position d’Israë l est extrêmement claire et elle sera claire également lors de ma visite dans la capitale américaine  ».
Selon le Premier ministre, Israë l a indiqué que, lors des pourparlers de proximité, chacun des deux camps pourra faire part de ses positions sur tous les sujets objets du conflit. « Une véritable solution aux problèmes fondamentaux qui existent entre les Palestiniens et ne pourra être obtenue que par des pourparlers de paix directs. Il ne peut en être autrement. Ce n’est qu’en s’asseyant à la même table, en allant ensemble au fond des choses et en parvenant à des solutions communes que l’on peut parvenir à un véritable accord de paix  », a-t-il déclaré.