Vous n’êtes pas autorisés à nous surprendre et à lancer une opération militaire contre l’Iran sans d’abord nous consulter. C’est là , en une phrase, le message qu’est venu adresser le chef d’état-major des armées des Etats-Unis, Michael Mullen, aux Israéliens.
L’amiral Mullen n’est pas le premier émissaire américain à venir en Israë l pour préciser ce message. Il n’est pas non plus le dernier : le mois prochain viendra le vice-président Joe Biden. Le message est sans équivoque, pour qu’il n’y ait pas de malentendu : il n’y aura pas d’opération militaire israélienne contre l’Iran sans notre accord.
Derrière les embrassades, les sourires et le glamour des visites se cache le fait que les Américains ne nous font pas confiance. Ils craignent qu’Israë l n’agisse pas de manière suffisamment réfléchie, qu’il n’évalue pas correctement les effets secondaires d’une opération militaire contre l’Iran : des batailles sur plusieurs fronts, comme par exemple dans le nord face au Hezbollah et aux Syriens, des bouleversements et la chute de certains régimes arabes de la région.
La région toute entière entre dans une nouvelle phase d’affrontement face à l’Iran. On passe à l’étape supérieure. Les Américains, quant à eux, dépêchent ici leurs « jardiniers d’enfants  » pour appliquer la discipline.