A l’heure où le Premier ministre italien, qui se trouve actuellement en Israë l, compare le président iranien à Hitler, Mahmud Ahmedinejad annonce que l’Iran accepte, du moins partiellement, l’offre faite par les occidentaux d’enrichir l’uranium à l’étranger.
Pour certains commentateurs, les déclarations d’Ahmedinejad sont un revirement spectaculaire de l’Iran même si on ne mesure pas encore s’il s’agit d’un véritable changement de politique.
En effet, ces déclarations ne correspondent pas exactement à la proposition occidentale selon laquelle l’uranium iranien sera enrichi en Russie puis transformé en barres de combustible en France avant d’être renvoyé en Iran. Le délai de quatre ou cinq mois évoqué par le président iranien ne correspond pas non plus au délai d’un an proposé par les grandes puissances.
Le dossier iranien était hier au centre de la visite en Israë l du Premier ministre italien, Silvio Berlusconi. Au cours de sa conférence de presse conjointe avec le Premier ministre Netanyahu, M. Berlusconi s’est dit favorable à un durcissement des sanctions contre Téhéran, ajoutant que son pays soutient l’opposition iranienne et espère que celle-ci renversera le régime islamique radical./.