La mairie de Jérusalem a délivré un permis de construire à un nouveau quartier juif de vingt-quatre logements sur les hauteurs du mont des Oliviers. Ce permis, qui s’ajoute à de nombreuses autorisations qui ont été accordées ces derniers mois, a été accueilli avec mécontentement par le gouvernement américain et a entraîné de vives critiques de la part des Etats-Unis et des Palestiniens.
Le nouveau quartier, qui a été approuvé avant-hier par la commission de planification et de construction de la mairie de Jérusalem, sera construit à proximité de la yeshiva Orot et comprendra quatre bâtiments de trois étages. Le Yediot Aharonot a appris que cette demande de permis avait été soumise à la commission il y a déjà trois mois de ça, à la veille du déplacement à Washington du maire, Nir Barkat. Selon des membres de la commission, le vote sur le projet avait alors été reporté à la demande du maire, qui craignait que son approbation ne le mette dans l’embarras lors de sa visite aux Etats-Unis.
Le terrain sur lequel doit être construit le nouveau quartier a été acheté il y a quinze ans par le millionnaire américain Irving Moskowitz à l’archevêque arménien Shahe Ajamian, pour la somme de 1,5 millions de dollars. Mgr Ajamian avait alors proposé le terrain à Fayçal Husseini mais les Palestiniens n’étaient pas parvenus à lever les fonds nécessaires.
Des responsables du Département d’Etat à Washington ont déclaré hier que ce genre d’opération nuit aux efforts de paix : « Il est important de reprendre les négociations entre les parties et de résoudre toutes les questions qui seront l’objet de l’accord permanent, y compris Jérusalem  ». Pour les Palestiniens, ce permis de construire est encore un clou dans le cercueil des pourparlers. « Cette décision témoigne du manque de sérieux avec lequel le gouvernement israélien considère les négociations  », a déclaré Nabil Abou Radina, conseiller d’Abou Mazen.
Récemment, des Israéliens ont également acquis l’hôtel Seven Arches, situé au sommet du mont des Oliviers. Me Elisha Péleg, conseiller municipal du parti Likoud et membre de la commission de planification et de construction, a confirmé hier que l’hôtel appartient d’ores et déjà à des Juifs et qu’en fin de semaine s’y déroulent des séminaires organisés par l’armée. Près de l’hôtel Seven Arches vivent aujourd’hui huit familles juives.