Lors d’une conférence fermée des ambassadeurs israéliens, réunis au ministère des Affaires étrangères, le chef du service des renseignements intérieur (Shabak) a été interrogé sur les conséquences que pourrait avoir un marché d’échange de prisonniers pour le régime du président de l’Autorité Palestinienne, Mahmud Abbas.
Yuval Diskin a répondu : « ce serait une gifle à Abbas, mais celui-ci comprend bien que cela va arriver et il s’y prépare ; en tous cas, ça ne va pas le faire tomber ou perdre le pouvoir. Il y survivra  ». Diskin a expliqué que la statut d’Abbas « est faible dans les territoires palestiniens, mais il reste irremplaçable et survit à toutes les épreuves  ».
Quant au Hamas, le marché Shalit représenterait pour cette organisation un acquis stratégique et mental très important au sein de l’opinion palestinienne. En effet, selon Diskin, l’écart entre la Cisjordanie et la bande de Gaza se creuse sans cesse et ces deux territoires deviennent plus divisés que jamais : mentalement, politiquement et même religieusement.
Enfin, le chef du Shabak a estimé qu’une troisième intifada ne devrait pas voir le jour. Il a révélé par ailleurs que celui qui avait animé la deuxième intifada n’était pas Yasser Arafat mais le chef du Tanzim, Marwan Barghouti (actuellement incarcéré en Israë l et dont le Hamas demande la libération dans le cadre du marché Shalit).