Une crise menace-t-elle les relations israélo-britanniques ? De hauts responsables du ministère des Affaires étrangères affirment que si la Grande-Bretagne ne modifie pas la loi qui a permis à un tribunal londonien d’émettre un mandat d’arrêt contre Tzipi Livni, le ministère n’aura d’autre choix que de recommander aux dirigeants israéliens de ne pas se rendre en Grande-Bretagne, par crainte d’y être arrêtés.
« Cela ne peut continuer ainsi  », ont dit hier de hauts responsables du ministère des Affaires étrangères ajoutant que la loi de compétence universelle permet à des magistrats subalternes d’émettre de façon presque arbitraire des mandats d’arrêt contre des Israéliens.
Le Premier ministre Netanyahu a lui demandé au conseiller pour la sécurité nationale, Uzi Arad, d’adresser un message clair à ce sujet à l’ambassadeur de Grande-Bretagne en Israë l, Tom Phillips, qui a également été convoqué par Naor Guilon, directeur du département Europe au ministère des Affaires étrangères.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a téléphoné hier soir à Tzipi Livni pour lui présenter des excuses. « Du point de vue du gouvernement britannique, c’est une situation inacceptable  », a déclaré M. Miliband qui a promis d’agir pour résoudre le problème. Afin d’apaiser un tant soit peu la colère des Israéliens, M. Miliband a également téléphoné à son homologue, Avigdor Liberman, pour lui expliquer la situation. Auparavant, le ministre britannique s’est entretenu avec l’ambassadeur d’Israë l à Londres, Ron Prosor, et lui a promis de tout faire pour remédier à la situation. Face aux efforts de David Miliband, de hauts responsables du bureau du Premier ministre et du ministère des Affaires étrangères ont déclaré hier : « Il semble que les Britanniques aient enfin compris  ».