A peine proclamé candidat démocrate, Barack Obama a choisi de consacrer son premier discours, mercredi 4 juin devant l’American Israë l Public Affairs Council (Aipac), à la politique étrangère. Attaqué à plusieurs reprises sur sa volonté présumée de négocier avec le Hamas ou l’Iran, M. Obama a promis de soutenir Israë l, tout en dénonçant un régime iranien qualifié "de menace".
Devant le groupe d’amitié américano-israélien, le sénateur de l’Illinois s’est montré ferme sur le dossier du Proche-Orient. "Jérusalem devra rester la capitale d’Israë l et devra demeurer indivisible", a-t-il lancé. Israë l a proclamé Jérusalem comme sa capitale, mais la ville n’est pas reconnue comme telle par les Nations unies en raison du litige israélo-palestinien sur Jérusalem-Est, annexée par les Israéliens en 1967 et revendiquée comme capitale d’un futur Etat palestinien.
"ÉLIMINER LA MENACE" IRANIENNE
De visite en Israë l en mars, le candidat républicain John McCain avait qualifié Jérusalem de capitale d’Israë l, dans la lignée de George W. Bush. Comme la plupart des pays, les Etats-Unis ont leur ambassade en Israë l à Tel-Aviv, et non pas à Jérusalem. Mais sur le site du département d’Etat, Jérusalem est considérée comme la capitale du pays. Une note de bas de page précise toutefois qu’"Israë l a proclamé Jérusalem comme capitale en 1950. Les Etats-Unis, comme presque tous les autres pays, conservent leur ambassade à Tel-Aviv".
Barack Obama a profité de son intervention devant l’Aipac pour attaquer le régime de Téhéran, qu’il considère comme "la plus grande menace pour Israë l et pour la paix et la stabilité dans la région". "Mon but sera d’éliminer cette menace", a assuré M. Obama, vantant les "liens indestructibles" entre les Etats-Unis et Israë l. "Il n’y pas de place à la table des négociations pour les organisations terroristes", a-t-il encore ajouté. Lui succédant sur scène, Hillary Clinton a assuré que "Barack Obama sera un bon ami d’Israë l".