Ce matin à Nîmes , devant la médiathèque il y avait un petit groupe de personnes autour d’ un mur fait de boîtes en carton . J’ai compris tout de suite qu’il s’agissait des militants pro-palestiniens du samedi . Il m’arrive de les voir et de faire un détour pour les éviter , car parler avec eux , c’ est parler ...à un mur.
Aujourd’hui, peut-être parce que j’étais avec une amie, je me suis approchée . Je voulais leur dire :
Ce mur est sacré, il a sauvé des vies humaines . Ce n’est pas une vie humaine, une vie d’Israélien ou d’Israélienne ?
Je n’ai pas pu le dire, il m’a fallu le crier pour couvrir leurs vociférations haineuses . J’ai eu droit à l’armée israélienne et aux chars de Gaza et quand j’ai parlé des arabes chrétiens massacrés par le Hamas, on m’a répondu : Arabe chrétien ? ça ne veut rien dire !
Ils le savent eux, les Arabes chrétiens que pour les Islamistes, ils n’existent pas . Car ils résistent, ils gardent leur liberté de penser, leur liberté de ne pas haïr Israë l, leur liberté de ne pas mentir . Ils en paient le prix fort . Certains quittent le pays, d’autres restent par courage ou parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement.
Je n’aurais pas dà » leur parler à ces pro-Palestiniens du samedi, car parler, c’est croire que le dialogue est possible . Les anti-sionistes sont souvent des antisémites qui s’ignorent . On ne peut pas parler avec eux, leur haine est viscérale . Ils ne connaissent pas l’histoire, le raisonnement ne les atteint pas, ils sont dans l’irrationnel de la haine.
Je les soupçonne de se réjouir chaque fois qu’un Palestinien est blessé, tué ou arrêté en Israë l .À défendre les Palestiniens, autant les défendre pour quelque chose . Ils éprouvent ce même bonheur affiché dans les manifs anti-Israéliennes de l’hiver dernier . Une jeune musulmane en disait devant moi : On dirait la eid ! Elle avait raison c’était la fête de la haine contre Israë l.
Moi, j’ai appris l’hébreu et j’ai appris l’arabe . Mais les mots ne servent à rien . La prochaine fois, le samedi je ne passerai pas devant la médiathèque, je ferai un détour . Sur le mur de la haine anti-sioniste, on se cogne, on se blesse et ça ne sert à rien.
Pour me consoler, je pense au vrai Israë l que je connais :
Shalom et vive Israë l} !
Une protestante nîmoise, Simone Charrier