La liaison vidéo codée entre Washington et Jérusalem a fonctionné cette semaine plus qu’à l’accoutumée et le contenu de ces conversations n’était pas agréable à entendre pour les Israéliens. En effet, c’est peu de dire que les Américains n’ont pas apprécié les propos de responsables politiques et militaires israéliens contre l’accord proposé à l’Iran par les Etats-Unis, la Russie et la France, concernant le programme nucléaire de Téhéran.
En réaction à ces remontrances, Israë l s’est empressé de s’aligner sur la position américaine, les critiques contre l’accord se sont tues et hier un responsable israélien déclarait : « L’accord qui est en train de s’élaborer est un pas positif dans la bonne direction, pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire  ». Le gouvernement américain avait accueilli avec colère le fait que les dirigeants israéliens, qui connaissent les détails du dossier, aient mis en doute leur manière d’agir. « Nous ne sommes pas aussi stupides ou naïfs que vous le laissez entendre quand vous vous exprimez publiquement ou anonymement&nbs ! p ; », a lancé un haut responsable américain lors d’une vidéoconférence cette semaine.
La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, devrait atterrir en Israë l samedi soir pour tenter de faire redémarrer le processus de paix. Mme Clinton rencontrera le Premier ministre Netanyahu et se rendra également à Ramallah. L’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, arrivera lui demain en Israë l pour préparer cette visite. Il s’entretiendra avec le Premier ministre Netanyahu et le ministre de la Défense, Ehud Barak. Mme Clinton partira ensuite pour le Maroc où elle rencontrera des ministres des Affaires étrangères de pays arabes et les appellera à faire des gestes vis-à -vis d’Israë l.