C’est aujourd’hui que pourrait bien se décider le sort du programme nucléaire iranien. Les Iraniens feront en effet savoir s’ils acceptent le projet d’accord proposé par l’Occident. Des responsables occidentaux estiment qu’il s’agit d’un accord qui est bon pour l’Iran, mais les Iraniens, de leur côté, ont tenté de faire retomber l’enthousiasme laissant entendre qu’ils pourraient bien le rejeter.
Le vice-président du parlement iranien, Mohammad Reza Bahonar, a même déclaré hier que l’Iran « n’accepte pas la proposition élaborée lors de la rencontre de Vienne  ». Officiellement, le gouvernement iranien n’a cependant pas réagi à cet accord. « Tout ce que je peux vous dire c’est que nous étudions la proposition et ferons part de notre décision ultérieurement  », a déclaré hier un haut responsable iranien.
En Israë l, le mécontentement face à ce projet d’accord grandit. Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a déclaré hier, lors de la séance de clôture de la conférence présidentielle : « Cet accord, s’il est signé, fera reculer le stockage d’uranium enrichi en Iran d’un an environ. L’ennui, c’est que si on ne met pas fin à l’enrichissement d’uranium, le seul autre résultat c’est que les Iraniens auront toute légitimité pour enrichir de l’uranium sur leur sol à des fins civiles  ».
M. Barak a souligné la nécessité de mettre fin à l’enrichissement d’uranium en Iran et de ne pas se contenter de l’exportation de l’uranium enrichi afin qu’il soit transformé en carburant à l’étranger. Il a également réaffirmé qu’aucune option ne doit être exclue face à l’Iran.
Avigdor Liberman nommera le directeur général du ministère des Affaires étrangères comme ambassadeur d’Israë l à Paris / Barak Ravid – Haaretz
Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, devrait nommer le directeur général de son ministère, Yossi Gal, au poste d’ambassadeur d’Israë l à Paris. Celui-ci devrait prendre ses nouvelles fonctions d’ici un an, en remplacement du très apprécié ambassadeur Danny Shek. Cinq autres diplomates sont candidats au poste, mais le rang plus élevé de Yossi Gal devrait lui assurer la nomination. La candidature de Yossi Gal au poste d’ambassadeur à Paris est une surprise car cela fait seulement six mois qu’il occupe les fonctions de directeur général, un poste auquel il aspirait depuis longtemps.