L’attaque menée ce matin dans le sud-est de l’Iran contre le Gardiens de la Révolution, a fait une vingtaine de morts dont cinq généraux, et une quarantaine de blessés. En l’absence de revendication, Téhéran l’attribue à des forces étrangères liées aux Etats-Unis.
Parmi les victimes de cette attaque, la plus meurtrière visant les Pasdarans depuis six ans, figure le vice-commandant des forces terrestres des Gardiens de la Révolution, le général Nour Ali Shoushetri, le commandant des Garidens dans la province Sistan-Balouchistan, le général Rajab Ali Mohammed Zadeh, ainsi que trois autres hauts officiers.
L’attaque s’est produite alors que les chefs des Pasdarans s’apprêtaient à réunir des tribus chiites et sunnites de la région, pour sceller une réconciliation inter-religieuse, les deux communautés étant en conflit ouvert depuis des années, les Sunnites s’estimant victimes d’une violente répression menée par la mollarchie.
Un kamikaze s’est fait exploser contre les Pasdarans, tuant ainsi une vingtaine de membres, et en en blessant 40 autres. Le mode opératoire ressemble cependant aux méthodes jusque-là utilisées par les rebelles sunnites de Jund Allah, soutenus selon Téhéran par l’Arabie saoudite.
Les Gardiens de la Révolution attribuent l’attaque à des forces liées à l’étranger, notamment aux Etats-Unis. Rappelons que des informations ont circulé samedi, notamment dans la presse libanaise proche de l’opposition, faisant état d’un plan israélien de déstabilisation de l’Iran basé sur des interventions terrestres (des infiltrations de commandos). Ce plan viserait à écarter l’option des raids aériens contre les installations nucléaires, car cette option comporte des risques liés à l’éparpillement des sites visés et à leur haute protection. De là à attribuer l’attaque de ce matin à un commando étranger, américain ou israélien, il y a un pas infranchissable.