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C’est une première dans l’Histoire économique d’Israë l : l’Etat juif passe du statut de débiteur international àcelui de créancier !
Par Jacques Bendelac - IsraelValley
Article mis en ligne le 7 octobre 2009

Depuis plusieurs mois, les observateurs israéliens se demandaient àquoi pouvait bien servir àIsraë l les 60 milliards de dollars accumulés dans les coffres-forts de sa Banque centrale. Aujourd’hui, la réponse est arrivée d’Istanbul. Youval Steinitz, le ministre israélien des Finances, annonce lors de la réunion annuelle du Fonds Monétaire International àIstanbul, que le gouvernement israélien met àla disposition du FMI une ligne de crédit de 1,7 milliard de dollars.

Et pour cause : les réserves en devises d’Israë l viennent de battre leur record de tous les temps à60 milliards de dollars ; et comme Israë l est un des rares pays au monde qui n’a pas injecté de liquidités dans son économie pour faire face àla crise financière, l’excédent de dollars ne fait que s’accroître.

Les autorités monétaires israéliennes ont donc décidé d’apporter leur contribution àla crise mondiale. Le crédit qu’Israë l propose au FMI sera financé sur les réserves accumulées par la Banque centrale.

Les fonds seront mis àla disposition du FMI sous la forme de Droits de Tirage Spéciaux (DTS en français ou SDR en anglais pour Spécial Drawing Rights). Le DTS sert aussi d’unité de compte au FMI et àcertains autres organismes internationaux. Les DTS sont alloués aux pays membres proportionnellement àleur quote-part au FMI.

Le FMI estime les pertes des institutions financières mondiales à3.400 milliards de dollars depuis le début de la crise, ce qui justifie leurs énormes besoins de financement ; selon les économistes du FMI,la croissance mondiale ne reviendra positive qu’en 2010 avec un taux de +3,1% contre -1,1% en 2009.

Youval Steinitz, qui est aussi docteur en philosophie, a déclaré àIstanbul que « du point de vue de la philosophie de sciences, il faut prendre en compte la possibilité que, contrairement aux sciences exactes, la science économique est incomplète et instable par nature  ». Cette situation, a-t-il expliqué, provient du fait que « les aspects psychologiques ont une place importante en économie  ».