Le Hezbollah ne peut empêcher d’autres organisations de tirer vers Israë l à partir du sud-Liban. Au sein de Tsahal on estime que l’organisation et son chef, Hassan Nasrallah, ont perdu une grande part de la liberté d’agir qu’ils possédaient à la veille de la deuxième guerre du Liban.
Selon un officier israélien de haut rang, les tirs de roquettes vers Israë l il y a une semaine sont le fait d’une petite organisation terroriste palestinienne influencée par al-Qaïda qui cherchait à marquer l’anniversaire de l’attentat du World Trade Center. Depuis la fin de la deuxième guerre du Liban, il y a eu cinq cas de tirs vers Israë l. En tout, neuf roquettes se sont abattues faisant un blessé. Contrairement aux affirmations selon lesquelles ces tirs auraient été approuvés par le Hezbollah, Tsahal estime aujourd’hui que dans les cinq cas, les tirs ont été effectués par des organisations palestiniennes radicales basées dans le camp de réfugiés d’Ein al-Hilwa près de Saïda et ce contre l’avis du Hezbollah. En effet, l’organisation ne souhaite pas pour l’heure d’escalade qui nuirait à ses efforts de reconstruction de ses infrastructures militaires, détruites lors de la deuxième guerre du Liban.
Toujours selon cet officier, les Iraniens ont reconstitué l’arsenal de roquettes du Hezbollah qui avait été détruit durant la guerre et celui-ci compte aujourd’hui près de 70 000 roquettes de diverses portées. L’organisation peine toutefois à reconstruire ses positions et ses dispositifs de lancement au sud de la rivière Litani, à cause notamment de l’opposition d’une partie de la population locale et de l’activité de la FINUL qu’un officier israélien de haut rang a qualifié de « plutôt efficace  ». Aujourd’hui le Hezbollah peut agir dans le sud essentiellement dans les cent soixante localités chiites./.