Ce dimanche marque la fin d’une visite de trois jours du chef de la diplomatie israélienne Avidgor Liebermann, seconde étape à l’occasion d’une tournée africaine, première du genre et à ce niveau politique depuis vingt ans. Avidgor Liebermann, accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires, se rendra ensuite en Ouganda, au Ghana et au Nigeria. Au Kenya, les discussions ont d’abord porté sur les relations commerciales entre les deux pays.
Imprimer l’articleEnvoyer l’articleRéagir à l’article
Le ministre israélien des Affaires étrangères a passé trois jours au Kenya, au cours desquels il a rencontré de nombreux officiels pour mettre l’accent sur le renforcement des relations commerciales entre les deux pays. Il a également rencontré à la synagogue de Nairobi la communauté juive, relativement réduite, quelques centaines de personnes, mais très présente dans le milieu des affaires.
Un accord sur l’eau a été signé, Israë l étant très actif dans le domaine agricole, notamment l’irrigation. Mais cette tournée en Afrique, première du genre depuis de nombreuses années, reflète un but plus large.
Israë l est venu chercher des alliés et renforcer ses liens avec certains pays africains afin de faire contrepoids au monde arabe et de gagner des voix dans le conflit au Proche-Orient. Une stratégie employée dans d’autres régions du monde, en Amérique latine, avec la visite récente au Brésil, ou encore avec la Turquie.
L’idée est également de contrecarrer l’influence de l’Iran, dont le président, Mahmoud Ahmadinejad, s’était rendu au Kenya en février dernier. Un séjour conclu par l’annonce d’une coopération plus accrue, notamment dans le nucléaire civil, déclaration qui n’était pas passée inaperçue.