/ Maya Bengal – Maariv
Le Premier ministre Netanyahu est rentré ce matin de ses visites à Londres et à Berlin. A Londres, il a rencontré son homologue Gordon Brown et l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, qui ont tous deux évoqué le gel de la construction dans les colonies. Cela a aussi été le cas à Berlin, lors de la rencontre entre Netanyahu et la chancelière allemande, Angela Merkel.
Lors d’une conférence de presse conjointe, M. Netanyahu a pu entendre la chancelière attendre d’Israë l un gel de la construction dans les colonies. Là aussi, le Premier ministre s’est contenté dans sa réaction d’évoquer sa volonté de reprendre les pourparlers avec les Palestiniens dans les deux prochains mois.
« J’estime qu’une avancée concernant les colonies et l’interdiction de toute construction supplémentaire serait une étape importante pour relancer le processus de paix  », a déclaré Mme Merkel. Selon elle, malgré les difficultés causées par la composition de la coalition gouvernementale, « l’arrêt de la construction dans les colonies est primordial et le temps presse  ». Le Premier ministre a lui réaffirmé être prêt à reprendre les négociations avec les Palestiniens, indiquant que les pourparlers pourraient se renouveler d’ici un ou deux mois. Hormis cela, a-t-il souligné, aucune décision n’a été prise et aucun accord n’a été conclu.
« Nous essayons de concilier deux besoins opposés : celui de faire avancer le processus, d’une part, et de l’autre, la nécessité de permettre une vie normale. Mais, pour l’heure, il n’y a pas d’accord  », a-t-il expliqué.
Mme Merkel a évoqué l’analogie que font certains dirigeants israéliens entre la Shoah et la menace iranienne : « Il n’y a pas lieu de comparer. La situation n’est pas la même qu’à l’époque. Les Allemands ont commis des actes intolérables à l’encontre du peuple juif et c’est pourquoi j’estime qu’il est du devoir de l’Allemagne de protéger Israë l et de défendre sa sécurité. C’est pourquoi aussi nous avons un tel sentiment de responsabilité dans le dossier iranien. Nous sommes aux côtés d’Israë l face à la menace iranienne. Cela dit, je rejette l’analogie entre ces deux choses  ».
S’adressant à des journalistes après la rencontre, M. Netanyahu s’est dit satisfait de la mobilisation de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne face à la menace nucléaire iranienn