"Les Allemands ont fait des choses inacceptables envers le peuple juif, et la conséquence, de mon point de vue, résulte en l’obligation pour l’Allemagne de protéger Israë l, et d’assurer sa sécurité. C’est pourquoi nous nous sentons tellement responsables maintenant, du problème iranien également. Ceci étant, je dénie toute analogie avec la Shoah" a déclaré Angela Merkel à l’issue de sa rencontre à Berlin avec Benjamin Netanyahou.
La chancelière allemande a par ailleurs affirmé que Téhéran devrait faire face à des sanctions aggravées, dans les domaines de l’énergie et des échanges commerciaux notamment, si elle ne donnait pas de réponse positive sur l’arrêt de son programme nucléaire d’ici le mois de septembre.
"Nous avons manifesté de la patience au cours de ces dernières années, mais je crois qu’il faut résoudre ce problème, ce qui ne peut être le fait d’un seul pays mais de l’action de la communauté internationale" a encore ajouté Angela Merkel, qui a rappelé le consensus du G8 d’agir contre les Iraniens, et portant sur l’impossibilité de laisser le régime des ayatollahs se doter de l’arme atomique.
Le Premier ministre israélien, qui a lui aussi appelé à prendre des mesures sévères contre la République islamique même en l’absence de décision du Conseil de sécurité de l’ONU, a précisé - en réponse à la question d’un journaliste sur le processus de paix avec les Palestiniens - "qu’il n’y a pas d’accord, ni de décision concernant le gel de la construction en Judée Samarie, mais seulement des rumeurs infondées. Nous essayons de réduire les écarts de position, mais l’information selon laquelle cette résolution a été adoptée n’a aucune base".