Le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahou, est actuellement en voyage en Europe, au cours duquel il rencontrera, à Londres, l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, George Mitchell, et le Premier ministre britannique, Gordon Brown, et, à Berlin, la chancelière allemande, Angela Merkel.
Malgré l’avancée sur la voie de la reprise des négociations entre Israë l et l’Autorité palestinienne, rendue possible par l’accord de principe de geler la construction dans les territoires (à l’exception de 2.500 logements en Judée-Samarie dont la réalisation a déjà débuté), Netanyahou - qui a tenu à préciser qu’Israë l ne fera aucune concession concernant Jérusalem - compte demander aux Américains, en contrepartie de cet engagement israélien, qu’ils fassent pression sur les Saoudiens pour normaliser préalablement leurs relations avec l’Etat hébreu.
Rappelons qu’à l’inverse des Emirats du Qatar et d’Oman qui ont annoncé envisager positivement l’établissement de liens avec l’Etat hébreu, l’Arabie Saoudite exige toujours, préalablement à toute normalisation, le retrait total israélien de tous les territoires conquis en 1967.
Or Jérusalem souhaite que les principaux pays arabes s’engagent à cette normalisation, en réponse aux concessions consenties, avant le sommet international qui se tiendra à New-York le 22 septembre prochain, et qui devrait être marqué par une première rencontre entre Benjamin Netanyahou et Mahmoud Abbas.