/ Ben Caspit et Tzakh Yoked – Maariv
« Israë l est capable de retarder considérablement le programme nucléaire iranien, même s’il attaque l’Iran tout seul, par ses propres moyens, sans concertation ou approbation des Etats-Unis  ». C’est ce qu’estime un haut responsable militaire.
Selon ce responsable, la plage de temps au cours de laquelle une telle attaque pourrait s’effectuer est en train de s’écourter car les Iraniens ont entrepris de protéger et de dissimuler leurs installations nucléaires et de les « immuniser  » contre une éventuelle attaque. Il estime cependant qu’il serait inutile de lancer une telle attaque dans un avenir proche, avant que les Etats-Unis entament le dialogue avec l’Iran ou même avant qu’ils ne perdent espoir et jugent qu’un tel dialogue a peu de chances d’aboutir.
Par ailleurs, les Etats-Unis continuent à œuvrer à une réduction de la présence de l’arme nucléaire dans le monde, et c’est justement dans ce contexte que les relations israélo-américaines courent le risque d’un nouvel incident embarrassant. En effet, le président des Etats-Unis, Barack Obama, devrait bientôt lancer les invitations à une conférence qui se tiendra à Washington en mars 2010 et portera sur la prolifération nucléaire et le terrorisme. Vingt-cinq à trente pays devraient envoyer des représentants à cette conférence mais, en coulisses, l’administration américaine hésite à inviter Israë l à cette conférence dont les travaux doivent porter sur les moyens d’empêcher la fuite d’armes nucléaires vers les organisations terroristes. En effet, la politique israélienne d’« ambiguïté nucléaire  » continue à préoccuper les fonctionnaires américains. Selon une source à la Maison Blanche, Israë l, qu’il ! soit invité ou pas, pourrait se retrouver dans une situation embarrassante, car « les pays invités évoqueront le cas d’Israë l et voudront en débattre  ».