/ Maya Bengal et Arik Bender – Maariv
Depuis l’entrée en fonction du Premier ministre Netanyahu, il y a plus de cent jours, les contacts avec les Palestiniens n’ont toujours pas repris. De nouvelles informations montrent cependant que cela n’est pas forcément le fait d’un refus de la part des Palestiniens.
« Nous sommes prêts à reprendre immédiatement les pourparlers avec les Palestiniens  », a déclaré le Premier ministre lors de sa visite à la Maison Blanche, en mai dernier. Il y a une semaine, au conseil des ministres, Netanyahu a proposé à Abou Mazen « de se rencontrer prochainement, où que ce soit dans le pays  ».
Il semblerait toutefois que le bras droit du Premier ministre, le conseiller pour la sécurité nationale, Uzi Arad, ait une position plus ferme. Saeb Erakat, un des hauts responsables de l’Autorité palestinienne et de ses principaux négociateurs, s’est adressé récemment à Uzi Arad et a demandé de le rencontrer. Le bureau du Premier ministre affirme que Saeb Erakat a voulu cette rencontre pour « débattre des affaires courantes et en vue de la convention du Fatah du 4 aoà »t  ». Selon le bureau du Premier ministre, Uzi Arad a refusé de le rencontrer à cause de « ses propos concernant Jérusalem  », sans que l’on sache de quels propos précis il s’agit.
« La barrière de séparation restera en place et ne sera pas démantelée  », a déclaré hier le Premier ministre Netanyahu dans le discours politique qu’il a prononcé à la Knesset, suite aux informations publiées le matin même par le Maariv et selon lesquelles Abou Mazen réclame le démantèlement de la barrière de séparation. « Certains disent aujourd’hui que puisque le calme règne, on peut démonter la barrière. En vérité, c’est l’inverse : c’est parce qu’il y a une barrière que le calme règne  ». M. Netanyahu a ajouté qu’on constate effectivement un certain progrès dans le fonctionnement des services de sécurité palestiniens mais que, malgré cela, « la barrière est importante  ».