/ Yonathan Lis – Haaretz
La police a réuni un faisceau de preuves permettant d’inculper le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, de blanchiment de fonds, de fraude et d’abus de confiance. C’est ce qu’ont indiqué hier des personnes impliquées dans cette enquête. Si les enquêteurs ignorent encore si les preuves réunies contre Liberman permettront de l’inculper également de corruption passive, on estime qu’elles seront suffisantes pour l’accuser d’entrave à la justice.
M. Liberman est soupçonné d’avoir créé, en collaboration avec ses proches, une succession de sociétés, dont certaines étaient des sociétés-écrans, qui lui auraient permis de « blanchir  » puis de récupérer plusieurs dizaines de millions de shekels. La police a également enquêté sur des soupçons selon lesquels Avigdor Liberman aurait continué à être impliqué dans les activités desdites entreprises parallèlement à ses fonctions électorales. La police ne connaît pas avec certitude l’origine des fonds qui auraient transité par ces sociétés.
Selon les responsables cités, l’enquête contre Avigdor Liberman est pratiquement terminée, les enquêteurs devant remettre leurs recommandations au conseiller juridique du gouvernement, Méni Mazouz, dès la semaine prochaine.